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Etudes

Enoncés il y a plus de 80 ans, les principes de la Mécanique Quantique continuent à fasciner le grand public, tant ils semblent contraires à l'intuition du monde physique que développe chacun d'entre nous. Pourtant, si on les envisage du point de vue de l'information traitable par une machine miniaturisée à l'extrême, où chaque bit d'information doit être exprimé avec la plus petite énergie possible, ces principes quantiques apparaissent, de façon surprenante, bien plus naturels et rationnels que ceux de la mécanique classique.



Le nouvel éclairage qu'apporte à la physique quantique la science de l'information va en fait beaucoup plus loin qu'un commentaire esthétique. Petit à petit, au cours des quinze dernières années, les physiciens, en association avec les informaticiens et les mathématiciens, ont compris que les "bits quantiques" sont en réalité plus puissants collectivement que les traditionnels "bits classiques" sur lesquels sont basés les ordinateurs actuels. Ils permettent par exemple une accélération exponentielle de certains calculs, comme la factorisation des nombres, nécessaire au décryptage des informations confidentielles échangées sur le réseau Internet. En même temps, les bits quantiques permettent de coder l'information de manière à ce qu'aucune copie ne soit possible.

L'ordinateur quantique est la machine -encore hypothétique- qui traiterait ces bits quantiques. Elle n'existe à ce jour qu'en pièces détachées, que de nombreux laboratoires cherchent à améliorer et à combiner, et laisse le champ ouvert à de nombreuses questions.

Est-il possible de faire fonctionner un ordinateur quantique ? Nous n'avons pour l'instant qu'une preuve de principe qu'une telle machine puisse être un jour construite, et sa réalisation effective demeure un défi pour la science et la technologie. Mais à supposer qu'elle soit un jour construite, quelle gamme de problèmes résoudrait-elle ? Le présent document fait le point sur ces questions.

Auteurs : OCHOA Daniel

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Publié dans : Etudes
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À l'heure actuelle, les nanotechnologies ne contribuent pas de façon exceptionnelle à accroître la substitution des substances dangereuses par des substances plus sûres. Cependant, les experts restent confiants qu'une telle utilisation de ces nanotechnologies pourrait être envisageable à l'avenir.

Ces deux messages découlent d'une étude effectuée par le STOA (Scientific Technology Options Assessment), le comité d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Parlement européen, sur le rôle de la nanotechnologie dans la substitution des produits chimiques.

L'objectif du projet était de fournir une vue d'ensemble de l'utilisation actuelle des nanotechnologies pour remplacer les substances chimiques dangereuses, en vue d'identifier de nouvelles applications des nanotechnologies pouvant être utilisées pour réduire les dangers liés aux substances dangereuses.

Les chercheurs ont effectué une analyse documentaire approfondie, et se sont également longuement concertés avec des experts, au niveau individuel mais également par l'intermédiaire d'un atelier organisé au sein du Parlement européen.

L'étude réalisée par le STOA s'est avérée unique en son genre. En effet, la recherche concernant le potentiel des nanotechnologies pour la substitution de substances chimiques dangereuses ne fait pas l'objet d'une grande attention.

Gardant cela à l'esprit, les auteurs recommandent qu'à l'avenir, des ateliers soient organisés, afin de combler le fossé entre la science et l'industrie. Par ailleurs, des études de cas détaillées et fondées sur des analyses de cycles de vie intégraux sont nécessaires.

Les nanotechnologies ont déjà fait une percée importante en tant que substituts aux substances chimiques dangereuses sur deux marchés: les revêtements et les catalyseurs. Les surfaces antiadhésives des revêtements résistent à tout ce qui pourrait adhérer sur celles-ci, la saleté par exemple. Ces dernières possèdent également des propriétés biocides qui empêchent les organismes vivants de se coller sur elles.

Les nanoparticules sont également largement utilisées dans les catalyseurs. Cependant, les auteurs notent que la recherche dans ce domaine avait déjà été effectuée à l'échelle nano. Ainsi, il est difficile de déterminer la mesure dans laquelle les développements futurs pourront être attribués aux nanotechnologies.

Cependant, en général, les nanotechnologies agissent très progressivement sur l'environnement et la performance en matière de sécurité, dans un large éventail de domaines et de diverses manières, soulignent les auteurs.

«À l'heure actuelle, les nanotechnologies et concepts nanotechnologiques offrent diverses améliorations progressives de la composition des matériaux de base, des revêtements ou des produits existants», lit-on dans le rapport. «Ces améliorations vont dans plusieurs directions, et visent souvent à améliorer plusieurs propriétés en même temps». Du point de vue de la substitution, les approches nanotechnologiques ne mènent pas toujours à un remplacement immédiat d'une substance dangereuse, mais peuvent en général conduire à la mise en oeuvre d'un produit ou d'un processus plus respectueux de l'environnement».



Source : Comité d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (STOA) du Parlement européen

Publié dans : Etudes
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Le Council for Science and Technology (CST), la plus haute instance de conseil au gouvernement britannique pour la science et la technologie, craint que le Royaume-Uni ne perde la place qu'il avait acquise aux avant-postes des nanotechnologies. Il regrette également que le gouvernement n'ait pas rempli sa promesse d'encourager les travaux de recherche sur les risques qui pourraient naître de ce nouveau domaine. Toutefois, elle reconnaît que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne le développement des standards et de la métrologie ainsi que pour la limitation de l'exposition du public et des professionnels aux nanomatériaux.

En juillet 2004,la Royal Society (l'académie des sciences britannique) et la Royal Academy of Engineering (l'académie royale des sciences de l'ingénieur) publiaient le rapport "Nanoscience and Nanotechnologies: Opportunities and Uncertainties". Ce document a eu une grande influence sur la scène internationale et a placé le Royaume-Uni aux premières places mondiales pour l'engagement dans les nanotechnologies. En février 2005, dans la réponse que le gouvernement faisait à ce rapport, il s'engageait sur un certain nombre d'actions, destinées à répondre aux recommandations formulées par les sociétés savantes, et annonçait que les progrès réalisés et d'éventuels nouveaux développements seraient évalués après deux et cinq ans.

Au sommaire de ce document :

1. Les nanotechnologies : un domaine en plein essor
2. Mais qu'appelle-t-on nano-technologies ?
3. Le gouvernement britannique a-t-il tenu ses engagements ?
3.1. L'analyse des cycles de vie
3.2. Les Effets possibles sur la santé, la sécurité et l'environnement
3.3. Dégagement de nanomatériaux
3.4. Les effluents
3.5. La dépollution des sols
3.6. L'information sur les risques de dégagement
3.7. Les données sur la sécurité
3.8. Les questions réglementaires
3.9. Les organismes réglementaires et les comités consultatifs britanniques
3.10. La réglementation sur les produits chimiques
3.11. Le milieu professionnel
3.12. Les produits de consommation
3.13. La nanomédecine
3.14. La responsabilité étendue du producteur
3.15. La métrologie et les normes
3.16. Les questions éthiques et sociales
3.17. Le dialogue avec le public et les acteurs du domainepourtant adressé des messages
3.18. Les évaluations indépendantes
3.19. La prospective

Ambassade de France au Royaume-Uni - 12 pages - 30/04/2007


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