Qui n'a pas déjà entendu parler des nanotechnologies et de leurs propriétés extraordinaires ? On en trouve déjà les
premiers produits dans le commerce : une raquette de tennis ultrarésistante en nanotubes de carbone, des crèmes solaires sans traces blanches, des pneus capables de réduire la consommation de
carburant des voitures tout en ayant une durée de vie comparable à celle des pneus ordinaires. D'autres sont également en test, comme des blocs de béton capables de purifier l'air. Et pour
demain, on nous promet un laboratoire d'analyse médicale entier dans une micropuce électronique, des capsules capables de conduire les médicaments dans le corps jusqu'à leur cible. On parle déjà
d'une convergence NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l'Information et sciences Cognitives) dont les applications seraient très prometteuses tandis que des nanorobots font leurs
premiers pas dans des laboratoires de recherche. Encore confidentiel en janvier 2006, le thème des nanotechnologies s'est considérablement ouvert au grand public au court de l'année. Peut-être
alors avez-vous également entendu parler des risques qui accompagnent ces technologies et qui font craindre aux industriels un rejet similaire à celui des OGM. Ainsi, les nanotubes pourraient
représenter une menace sur la santé de type amiante et l'on s'inquiète (un euphémisme) du manque d'études toxicologiques visant à lever cette incertitude. Les nanotechnologies ravivent aussi des
questions éthiques à propos des libertés individuelles, du droit de modifier le corps humain...