Bonne nouvelle sur le front de la guerre contre le cancer. Le Canada autorise la commercialisation du Tarceva, connu sous le nom générique d’erlotinibe, capable de prolonger la vie des personnes qui souffrent d’un cancer du poumon en phase avancée. Le médicament appartient à une nouvelle classe d’anticancéreux à prise orale appelés inhibiteurs de l’EGFR (inhibiteurs du récepteur du facteur de croissance).

Cette nouvelle catégorie de médicaments ralentit la croissance des tumeurs en agissant sur les composantes cellulaires responsables de leur reproduction, selon des chercheurs de l’Université de Toronto et de l’hôpital Princesse Margaret. Leurs travaux, publiés dans le New England Journal of Medecine, montrent qu’environ le tiers des patients qui souffraient de carcinomes bronchiques à petites cellules, le type de cancer du poumon le plus fréquent, étaient toujours en vie un an ou plus après avoir pris le médicament, comparativement au cinquième de ceux qui avaient absorbé un placebo. Le Tarceva ne fait pas que prolonger la survie des personnes atteintes, il améliore également leur condition puisqu’il cause très peu d’effets secondaires négatifs.

Au Canada, le cancer du poumon est le cancer le plus souvent diagnostiqué et le plus mortel. En 2005, 22 200 personnes recevront un diagnostic de cancer du poumon. D’après les statistiques, 1 homme sur 11 sera atteint d’un cancer du poumon au cours de sa vie, et 1 sur 12 en mourra. Chez les femmes, 1 sur 17 sera atteinte d’un cancer du poumon au cours de sa vie, et 1 sur 20 y succombera.

RC

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