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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 14:44

Tootsie Roll's Nanotech Nemesis - O'Lala Foods Choco'la Chewing Gum

Cocoa butter has never been compatible with the polymers that give gum its elasticity. In fact, the fats found in chocolate will cause chewing gum to fall apart. Chicago-based O'Lala's solution is to incorporate nanoscale crystals, modifying surface morphology and giving its gum a creamier texture and chocolate flavor. Choco'la gum is commercially available in suburban supermarkets north of Chicago at specialty chocolate stores and on the company's Web site at. A pack of 12 pieces will cost you about $1.25.

 

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Jeudi 12 janvier 2006 4 12 /01 /Jan /2006 20:08
Dans le mouvement d'exploration de l'infiniment petit, la biologie et la santé occupent une position-clé. Voici un éclairage sur les perspectives ouvertes par le « monde nano » dans le domaine du diagnostic médical et de la thérapeutique.
 

 Par Patrick Couvreur et Jean-Claude Mounolou

 

 

 

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Jeudi 12 janvier 2006 4 12 /01 /Jan /2006 19:32
Les filaments de carbone sont extrêmement résistants aux déformations. Lorsqu'on leur applique, par exemple, une forte torsion, les milliards de nano-couches qui les composent se disloquent en divers endroits, empêchant ainsi que le fil ne se brise.

Ce phénomène a été observé pour la première fois par des chercheurs de l'institut Max Planck des colloïdes et interfaces, à l'aide d'une expérience effectuée au sein de l'installation européenne de rayonnement synchrotron de Grenoble (ESRF).

Afin d'étudier le comportement d'un filament soumis à une torsion, les chercheurs l'ont enroulé autour d'un tube, puis ont appliqué une force à ses extrémités. Ils ont ensuite observé le phénomène de dislocation à l'aide d'un rayon X ultra fin (diamètre d'environ 100 nanomètres). Cette véritable "nano-loupe" a permis d'observer les phénomènes de dislocation et de fluage entre les couches de carbone. Ces phénomènes se produisent à cause du manque de liaisons covalentes entre des couches voisines. S'il était possible de renforcer ces liaisons, les filaments de carbone deviendraient alors incroyablement résistants.
 
Source : www.adit.fr
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Jeudi 12 janvier 2006 4 12 /01 /Jan /2006 18:38

Des scientifiques de l'Université Rice aux Etats-Unis ont construit la plus petite voiture du monde: une simple molécule formant un châssis, des axes et quatre roues, qu'ils ont baptisé Nanocar. Elle pourrait permettre, pour une utilisation industrielle, de convoyer et assembler des nanostructures.

La Nanocar mesure 3 nanomètres de large pour 4 de long, ce qui permet à Jim Tour, professeur de chimie et responsable de l'équipe de recherche, d'affirmer qu'il est "impossible de construire un véhicule plus petit". Ce véhicule en question possède tout de même quatre essieux directionnels indépendants et une suspension intégrée. En forme de H, il est doté de quatre grandes roues composées de sphères de carbone de 60 atomes chacune. (Image de synthèse de la Nanocar)

A l'inverse du mouvement de va-et-vient typique à l'échelle nanométrique, la Nanocar peut se déplacer indépendamment vers l'avant comme vers l'arrière grâce à ses essieux rotatifs, et pivoter pour prendre une nouvelle direction. Elle peut circuler sur un terrain nanométrique pouvant contenir des creux et des bosses de grandes tailles, toutes proportions gardées bien entendu.

La Nanocar pourrait servir à convoyer et positionner des nanomatériaux en un point précis, permettant la fabrication de nanostructures. Jim Tour indique qu'une multitude de Nanocar pourrait permettre l'élaboration de puces électroniques comportant moins de défauts, telles des microprocesseurs. On aurait ainsi des véhicules cargos pouvant transporter et assembler des molécules une à une.

Afin d'arriver à ces objectifs, il reste encore à motoriser la Nanocar. L'équipe de Jim Tour y travaille, et possède déjà un moteur opérationnel à l'échelle nanométrique qu'il reste à intégrer au nanovéhicule. Le moteur tire son énergie des photons de la lumière environnante.

Illustration: Y. Shira - Université Rice

Article publié dans NanoLetters : Directional Control in Thermally Driven Single-Molecule Nanocars.

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Jeudi 4 août 2005 4 04 /08 /Août /2005 00:00
Bonne nouvelle sur le front de la guerre contre le cancer. Le Canada autorise la commercialisation du Tarceva, connu sous le nom générique d’erlotinibe, capable de prolonger la vie des personnes qui souffrent d’un cancer du poumon en phase avancée. Le médicament appartient à une nouvelle classe d’anticancéreux à prise orale appelés inhibiteurs de l’EGFR (inhibiteurs du récepteur du facteur de croissance).

Cette nouvelle catégorie de médicaments ralentit la croissance des tumeurs en agissant sur les composantes cellulaires responsables de leur reproduction, selon des chercheurs de l’Université de Toronto et de l’hôpital Princesse Margaret. Leurs travaux, publiés dans le New England Journal of Medecine, montrent qu’environ le tiers des patients qui souffraient de carcinomes bronchiques à petites cellules, le type de cancer du poumon le plus fréquent, étaient toujours en vie un an ou plus après avoir pris le médicament, comparativement au cinquième de ceux qui avaient absorbé un placebo. Le Tarceva ne fait pas que prolonger la survie des personnes atteintes, il améliore également leur condition puisqu’il cause très peu d’effets secondaires négatifs.

Au Canada, le cancer du poumon est le cancer le plus souvent diagnostiqué et le plus mortel. En 2005, 22 200 personnes recevront un diagnostic de cancer du poumon. D’après les statistiques, 1 homme sur 11 sera atteint d’un cancer du poumon au cours de sa vie, et 1 sur 12 en mourra. Chez les femmes, 1 sur 17 sera atteinte d’un cancer du poumon au cours de sa vie, et 1 sur 20 y succombera.

RC

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Jeudi 4 août 2005 4 04 /08 /Août /2005 00:00
Environ 25 % des gènes codent pour des protéines membranaires. Mais l’organisation des membranes reste un mystère. Or les membranes entourent toutes les cellules de notre organisme : elles forment une barrière naturelle, mais elles peuvent aussi servir à reconnaître certaines cellules et à diriger une drogue vers elles.

Grâce à la microscopie à force atomique, Simon Scheuring (Inserm), dans une unité CNRS à l’Institut Curie, et James N. Sturgis, professeur à l’Université de la Méditerranée (unité CNRS) ont observé l’organisation d’une membrane de bactérie et ses changements en fonction de facteurs externes. C’est la première fois qu’une membrane est épiée dans son intimité. Ils montrent ainsi que l’organisation des protéines membranaires n’est pas fixe mais peut aussi varier géographiquement et temporellement selon les besoins.

L’organisme est constitué d’une multitude d’organites aux fonctions variées. Pour qu’ils trouvent leur place, ils doivent être bien différenciés et surtout isolés. C’est le rôle des membranes. Composées d’une double couche de lipides, elles entourent les cellules et délimitent ainsi leur volume. Mais les membranes ne sont pas de simples clôtures, elles servent aussi de garde-frontières. Et pour cela elles sont aidées par les protéines membranaires. Ce sont en effet ces dernières qui filtrent le passage entre les deux milieux.

Les membranes assurent également le relais des informations entre l’intérieur et l’extérieur. Elles sont indispensables à la communication entre les cellules et leur environnement. Les messages informatifs venus de l’extérieur (autres cellules, tissus et organes) se fixent au niveau des récepteurs membranaires ce qui active des protéines à l’intérieur de la cellule qui à leur tour en activent d’autres, et ainsi de suite jusqu’à activer une réponse génétique. Une fois interprétés, ces signaux vont permettre aux cellules de déterminer leur position et leur rôle dans l’organisme.

Ils sont indispensables à la prolifération, à la différenciation, à la morphologie et à la mobilité des cellules, des fonctions cellulaires essentielles. Au niveau des organes, ces signaux assurent le maintien harmonieux de la taille et de la fonction des tissus.

Près de 70 % des médicaments ciblent d’ailleurs ces protéines membranaires. Ces protéines extrêmement nombreuses ne fonctionnent généralement pas de manière isolée mais en s’associant entre elles pour former des supercomplexes protéiques. Simon Scheuring et James N. Sturgis ont obtenu des images à haute résolution de membranes biologiques en conditions physiologiques grâce à la microscopie à force atomique, une technique développée par des physiciens en 1986 qui permet d’obtenir une image de la surface d’un échantillon à des résolutions atomiques.

Son principe consiste à balayer la surface de l’échantillon avec une pointe dont les déplacements sont repérés par un laser. Ces données permettent ensuite de dresser la carte « topographique » de l’échantillon. La microscopie à force atomique présente l’énorme avantage de pouvoir analyser des échantillons en solution : un atout majeur pour la biologie. Dès 1995, des protéines membranaires ont pu être observées en microscopie à force atomique, à des résolutions latérales de 10 angströms et verticales de 1 angström (un dixième de milliardième de mètre).

Les chercheurs ont ainsi observé le « relief » de multiples protéines membranaires qui travaillent ensemble dans les membranes natives - c’est-à-dire très proches de leur état naturel - et ainsi accéder à leur organisation. Ils montrent que l’organisation de la membrane des bactéries photosynthétiques changent en fonction de la quantité de lumière disponible. Lorsque l’intensité lumineuse est faible, la proportion de collecteurs de lumière est plus importante. Pour "gérer" l’ensemble de cette lumière "récoltée", les centres réactionnels s’agencent entre eux de manière à éviter de trop grandes pertes : en effet si une trop grande quantité de lumière est perdue, elle peut entraîner la formation de radicaux nuisant à l’ADN et aux protéines et à terme endommager la bactérie.

Les membranes sont donc totalement réactives à l’environnement et se réorganisent en fonction des besoins. Ces résutats semblent par ailleurs confirmer que les membranes ne sont pas homogènes mais qu’il existe au sein d’une même membrane plusieurs compositions possibles (la localisation et la quantité de lipides et de protéines membranaires varient dans une même membrane). A travers cet exemple, les chercheurs abordent des aspects très généraux de l’organisation des membranes.

Au-delà d’une meilleure compréhension de la photosynthèse chez les bactéries, ces résultats montrent tout l’intérêt de la microscopie à force atomique pour observer des protéines à l’échelle nanométrique (c’est-à-dire à l’échelle du millième de millimètre) dans des membranes natives. Simon Scheuring nous plonge dans l’intimité des complexes de protéines en les observant in situ et dans des conditions physiologiques naturelles. C’est grâce à la combinaison de technique d’imagerie à haute résolution telle que la microscopie à force atomique, la microscopie optique et la microscopie électronique que les cellules livreront progressivement leurs secrets.

Inserm

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Mercredi 3 août 2005 3 03 /08 /Août /2005 00:00

Des chercheurs de la célèbre Université de Berkeley sont en train de mettre au point un transistor nanofluidique qui pourrait permettre la réalisation de nano-usines chimiques et pourrait devenir à la médecine et la biologie ce que le transistor électronique est au microprocesseur.

Parmi les futures applications de ce transistor nanofluidique Peidong Yang, Professeur à Berkeley, évoque une méthode révolutionnaire de diagnostic du cancer. "Grâce à ce nanotransistor fluidique, nous pourrions repérer rapidement chez un patient moins d’une dizaine de cellules cancéreuses et mettre en oeuvre bien plus tôt les thérapies anti-cancéreuses."

Autre avantage des transistors nanofluidiques : ils peuvent être fabriqués en utilisant la même technologie que celle qui produit aujourd’hui les circuits intégrés. Des canaux nanofluidiques ont déjà pu être intégrés avec l’électronique sur une simple puce de silice, ainsi que l’électronique commandant les opérations nanofluidiques. L’équipe de Majumdar et de Yang est parvenue à réaliser un canal de seulement 35 nanomètres de diamètre dans lequel circule un fluide fait d’un mélange d’eau et de chlorure de potassium. Ils ont montré qu’en appliquant une tension à travers le canal à l’aide d’électrodes, ils pourraient moduler l’écoulement des ions de potassium dans l’eau, obtenant ainsi une fonction analogue à la commande de l’électron traversant un transistor sous l’effet d’un courant électrique.

Ces transistors nanofluidiques pourront détecter très rapidement d’infimes quantités de composants biologiques, enzymes, cellules anormales, ADN etc... Mais avant d’en arriver là, des obstacles importants restent à surmonter et notamment le problème de la tension nécessaire au bon fonctionnement de ce nouveau type de transistors. Pour l’instant la tension exigée pour moduler l’écoulement des ions est de 75 volts, un niveau bien trop important pour n’importe quel microprocesseur actuel. Mais, comme le souligne Majumdar, l’un des chercheurs de Berkeley, "Entre l’invention du transistor en 1947 et la création du premier circuit intégré en 1960, il s’est passé 13 ans. Je suis convaincu qu’il faudra moins de temps que cela pour mettre au point le premier processeur intégrant ces nanotransistors fluidiques et que transistors électroniques et nanofluidiques sont appelés à coexister sur les mêmes nanopuces, combinant ainsi le traitement électronique et moléculaire de l’information."

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Mercredi 3 août 2005 3 03 /08 /Août /2005 00:00

Des scientifiques du Kavli Institute of Nanoscience de Delft (Pays-Bas) et de Philips Research (Eindhoven, Pays-Bas) ont développé des transistors supraconducteurs basés sur des fils d’arséniure d’indium semi-conducteurs à la nanoéchelle, a annoncé Philips le 4 juillet. Les dispositifs permettent la fabrication de circuits électroniques supraconducteurs à la nanoéchelle novateurs et, en même temps, ils offrent des opportunités pour l’étude de phénomènes de transport quantique fondamentaux, explique-t-on chez Philips. L’équipe devrait présenter ses résultats dans l’édition de Science.

Les scientifiques ont montré que la combinaison de fils à la nanoéchelle semi-conducteurs à l’arséniure d’indium et de contacts supraconducteurs basés sur de l’aluminium donne des transistors supraconducteurs reproductibles. Malgré un grand nombre de systèmes et de dispositifs à matériau semi-conducteur, il s’est toujours avéré difficile de combiner des semi-conducteurs avec des matériaux supraconducteurs, principalement en raison des températures extrêmement basses requises pour la supraconductivité. Dans les dispositifs Kavli-Philips, un supracourant peut circuler à travers le nanofil depuis un contact supraconducteur jusqu’à l’autre. Cet effet quantique peut être décrit comme la « fuite » de paires de Cooper (paires d’électrons responsables de la supraconductivité) à partir des contacts supraconducteurs dans le nanofil semi-conducteur. En outre, ce supracourant peut être commandé par une tension de grille qui en fait un transistor à supracourant.

Philips et Kavli ont utilisé un procédé développé récemment pour la croissance des nanofils d’arséniure d’indium. La croissance des nanofils a été réalisée à partir de petites particules d’or par un procédé vapeur liquide solide. La taille des nanoparticules s’étalait de 10 à 100 nanomètres, ce qui a défini le diamètre des nanofils, indique-t-on chez Philips. La longueur des nanofils est proportionnelle au temps de croissance et peut facilement atteindre des dizaines de microns en fournissant un taux d’aspect convenable pour la fabrication du dispositif post-croissance, ajoute-t-on chez Philips.

Le rendement des dispositifs supraconducteurs est suffisamment élevé pour permettre à des circuits supraconducteurs d’inclure plusieurs dispositifs à nanofils de Kavli-Philips. Philips suggère que deux dispositifs à nanofils puissent être utilisés pour fabriquer un détecteur d’énergie quantique à supraconducteur (SQUID) électriquement ajustable. Une deuxième possibilité serait la création d’une diode électroluminescente à nanofil, qui pourrait être fabriquée en alternant la vapeur semi-conductrice entre un matériau dopé en n et en p pendant la croissance. Cela pourrait être utilisé pour transférer les informations quantiques des électrons aux photons.

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Samedi 11 juin 2005 6 11 /06 /Juin /2005 00:00

Des chercheurs du CNRS ont démontré la possibilité d’écrire et d’effacer des informations dans un matériau moléculaire en utilisant la lumière d’un laser à température ambiante. Jusqu’à présent, cette opération n’avait été réalisée qu’à basse température. Cette découverte permet d’envisager le développement de mémoires d’ordinateur moléculaires à commande optique, à la fois rapides et fiables.

Enfin, il faut souligner que l’une des molécules étudiées dans le cadre de ces recherches pourrait servir de support à une électronique à trois bits qui constitue une nouvelle logique aux immenses perspectives d’applications.

C’est dans ce contexte que les chercheurs de l’équipe Propriétés physiques moléculaires du Laboratoire de chimie de coordination, en collaboration avec une équipe espagnole et une équipe irlandaise, ont travaillé sur les propriétés physiques des matériaux pour l’électronique moléculaire. Ils viennent de mettre en évidence un phénomène encore jamais observé jusqu’ici : à 20°C, un composé passe de son état « bas spin » à son état « haut spin », par éclairement avec un laser vert pulsé. L’état « bas spin » et l’état « haut spin » sont deux états électroniques qui permettent d’écrire dans le matériau l’information codée sous forme binaire (sous forme de 0 et de 1, l’état bas spin correspondant au 0 et l’état haut spin correspondant au 1). L’énergie de l’état bas spin est proche de celle de l’état haut spin, autorisant une transition réversible entre les deux, grâce à laquelle il est possible d’écrire ou d’effacer l’information.

Pour commander la transition, les chercheurs ont utilisé un laser vert (la couleur de la lumière du laser a été choisie d’après l’étude du spectre d’absorption optique de la molécule), dont la durée d’impulsion est de huit nanosecondes. Cette caractéristique permet d’envisager une électronique moléculaire à commande optique, et non plus électrique. Outre les avantages déjà mentionnés de l’électronique moléculaire, ce résultat pourrait se traduire par un gain en temps (l’excitation d’écriture ou d’effacement de l’information ne prend que 8 nanosecondes) et en fiabilité (les composants à commande optique étant « infatigables »). L’obtention de la transition à température ambiante constitue une barrière de moins pour passer au stade des applications. Après un premier brevet international de conception de mémoires moléculaires à base de matériaux à transition de spin, déposé en 2004, c’est aujourd’hui une nouvelle étape qui est franchie avec la possibilité d’un stockage moléculaire par voie optique (lecture et écriture).

Enfin, il faut souligner que l’une des molécules étudiées dans le cadre de ces recherches pourrait servir de support à une électronique à trois bits qui constitue une nouvelle logique aux immenses perspectives d’applications.

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Lundi 18 avril 2005 1 18 /04 /Avr /2005 00:00
Hitachi Global Storage a présenté des disques durs contenant 230 gigabits de données par pouce carré, qui pourraient porter la capacité des iPods Minis à 20 GB. La compagnie devrait commercialiser ces nouveaux disques durs en 2007. Cette percée dans la densité de données représente le dernier raffinement dans la technologie dite "d’enregistrement perpendiculaire". De nos jours, les disques durs stockent les données de manière longitudinale : les têtes d’écriture et de lectures parcourent des surfaces planes. L’enregistrement perpendiculaire permet d’aligner les données verticalement, permettant ainsi de stocker davantage d’information dans un espace donné. Autrement dit, nous passons d’un stockage en deux dimensions (X,Y) à un stockage en trois dimensions (X,Y,Z). "Nous sommes en train de modifier la technologie des disques durs de façon significative", dit Bill Healy, vice président d’Hitachi en charge de la stratégie produit et du marketing. "Nous pratiquons le stockage longitudinal sur les disques durs depuis les années 50." Hitachi compte commercialiser des disques durs utilisant cette technique dès la fin de cette année, mais ils présenteront des caractéristiques de densité comprises entre 130 et 150 Gb par pouce carré, et serviront en quelque sorte de transition : la technologie longitudinale ne devrait guère permettre de dépasser 120 Gb par pouce carré. Les capacités des disques n’ont cessé de progresser, avec des densités doublant tous les ans depuis une dizaine d’années. On atteint toutefois les limites de la technologie actuelle, à cause de « l’effet superparamagnétique » : lorsqu’elles sont trop denses, les particules magnétisées qui contiennent les bits d’information interagissent entre elles, à cause des variations de température. Les données risquent donc d’être perdues au cours du temps, du fait de changements de polarité intempestifs. Avec la technologie à enregistrement perpendiculaire, les particules sont placées à angle droit par rapport au substrat du disque. Ce qui offre plusieurs avantages : une densité intrinsèquement plus élevée et un effet superparamagnétique réduit. En outre, une sous-couche magnétique placée sous les particules amplifie le champ magnétique lors de l’écriture, assurant une meilleure stabilité. Le véritable envol commercial de ces disques durs "perpendiculaires" devrait se produire en 2007, nous dit Healy. Cette technologie permettra à Hitachi de proposer un mini-disque dur de 20 GB, d’un diamètre d’un pouce (25,4 mm), et un disque dur de 3,5 pouces (9 cm) d’une capacité d’un térabyte (mille gigabytes) destiné aux ordinateurs personnels et au enregistreurs vidéo digitaux. Actuellement, les mini-disques durs plafonnent à 6 GB, tandis que les serveurs locaux offrant un térabyte emportent plusieurs disques durs. Rappelons que si les disques durs voient leur capacité exprimée en gigabits par pouce carré, leur capacité totale est, elle, exprimée en gigabytes (1 gigabyte égale 8 gigabits). Selon Hitachi, d’ici cinq à sept ans, les avancées technologiques du mode perpendiculaire permettront d’atteindre des capacités de 60 GB pour les disques durs d’un pouce. Hitachi conduit d’ailleurs actuellement des tests auprès de quelques centaines d’employés, de clients triés sur le volet et de consultants extérieurs, afin d’engranger plus d’expérience sur cette nouvelle technologie. "Nous avons lancé un programme d’expérimentation pour évaluer les performances de nos disques durs." dit Healy. "Nous progressons chaque jour dans nos recherches en terme de qualité et de fiabilité." L’enregistrement perpendiculaire tire en partie ses origines des travaux d’un scientifique danois du 19ème siècle, Valdemar Poulsen, qui le premier parvint à enregistrer des sons de cette manière.
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Jeudi 14 avril 2005 4 14 /04 /Avr /2005 00:00
Vous cherchez une station-service dans le Nevada ? Allez sur Google Maps, le service de localisation et de calcul d’itinéraire du moteur de recherche. Une carte des Etats-Unis s’affiche. Vous cliquez sur « Local search ». Un double champ de saisie apparaît. Le premier pour le service recherché, le second pour la ville. Une nouvelle carte apparaît, à l’échelle de la ville en question, ponctuée de repères correspondant à l’objet de votre recherche. Vous pouvez alors visualiser les stations-service Du Nevada. Une liste à droite de la carte vous permet de resserrer encore la carte sur tel ou tel établissement. Il est également possible de changer d’échelle manuellement. De même, on peut se déplacer en faisant glisser la carte dans n’importe quelle direction, d’un coup de souris. Mais la vraie innovation est ailleurs. Elle est dans la possibilité, depuis lundi 4 avril, de basculer de la carte, dont le dessin est assez grossier, à l’image satellite correspondante. Les repères permettant de localiser l’objet de votre recherche et la trajectoire d’un itinéraire restent affichés, mais cette fois sur la photo d’une région, d’une ville ou d’un quartier vu du ciel.Ce système se veut pratique et permet en un clin d’œil d’évaluer les distances d’un lieu à un autre et d’effectuer une recherche combinant les critères thématiques et géographiques. Google s’appuie sur les services de la compagnie Keyhole, spécialisée dans la cartographie numérique, qu’il a rachetée fin octobre 2004.

Google Maps

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Samedi 26 mars 2005 6 26 /03 /Mars /2005 00:00
Le parti communiste chinois les utilise pour identifier ses congressistes, le marathon de Berlin pour classer ses coureurs, le géant américain de la distribution Wal-Mart pour gérer ses stocks, des fermiers pour reconnaître leurs bovins, certains Californiens pour retrouver leur chien. Beaucoup de Parisiens en présentent une version rudimentaire aux tourniquets du métro - le passe "Navigo" de la RATP - ; quelques cobayes américains en portent un prototype high-tech sous la peau, qui donne accès à leurs données de santé ; de plus en plus d'automobilistes en actionnent une, sans trop le savoir, en se servant de leur clé. Les puces fonctionnant selon la technologie de radio-identification (radio-frequency identification ou RFId, selon la terminologie américaine qui s'est imposée) ne prolifèrent pas encore, mais elles s'insinuent chaque jour davantage dans nos sociétés. A la joie des industriels et investisseurs, qui les guettent comme un marché prévu de 3 milliards de dollars en 2007, avant le grand boom d'une généralisation annoncée pour 2010, mais au grand dam d'associations de consommateurs ou de défense des libertés publiques qui les redoutent comme un avenir de cauchemar où chaque objet pourra nous dénoncer.

 

"CONTRÔLES INVISIBLES"

De quoi s'agit-il ? De rien de moins que de se libérer des codes-barres qui détiennent depuis des années, derrière leurs barreaux informatisés, les données élémentaires d'identification des produits. Et, sans doute bien plus encore, tant les possibilités et les applications de cette technologie, classée comme pervasive (envahissante, qui se fera sentir un peu partout) par les Américains, paraissent variées. Après de glorieux débuts qui avaient permis à l'armée de l'air britannique, pendant la seconde guerre mondiale, de distinguer ses appareils de ceux de l'ennemi, la radio-identification a été, en effet, dopée récemment par la course à la miniaturisation lancée par l'arrivée des microsystèmes et des nanotechnologies. Aujourd'hui, une puce RFId pourrait tenir sur un des points de cet article.

Dans sa version la plus simple, cette étiquette intelligente associe une mémoire, contenue dans un microprocesseur, à une antenne miniature permettant de transmettre les données par fréquences radio et à un mécanisme de production d'énergie, vrai coup de génie de l'ensemble puisqu'il permet d'abaisser son coût et d'augmenter sa durée de vie en se passant de batterie. En effet, c'est l'appareil de lecture à distance qui va réveiller la puce en lui transmettant un champ électromagnétique. Celui-ci est aussitôt converti en énergie, suffisante pour que l'étiquette puisse adresser en retour au lecteur un signal radio qui contient toutes les informations souhaitées. La distance à laquelle peut être effectué le contrôle dépend de la longueur d'onde radio utilisée : elle varie entre 10 centimètres et une dizaine de mètres selon les quatre fréquences autorisées par les normes internationales. Pour des entreprises telles que celles de la grande distribution, qui gèrent des stocks de produits énormes, c'est l'idéal. L'étiquette intelligente peut éviter les contorsions du contact direct jusque-là indispensables entre le lecteur et le code-barres, tout en contenant davantage d'informations. L'américain Wal-Mart et l'allemand Metro viennent donc de l'adopter, en rêvant sans doute au jour où les caisses des supermarchés n'auront plus qu'à décrypter en quelques secondes le contenu d'un chariot entier. A terme, pour le secteur de la distribution et l'industrie en général, la RFId peut aider à réduire les stocks, à améliorer la lutte contre le vol et la contrefaçon et parfaire la traçabilité des produits : couplée à un capteur de température, la puce pourrait signaler, par exemple, toute rupture dans la chaîne du froid.

La technologie RFId peut aussi autoriser un véritable dialogue entre le lecteur et la puce, dont le contenu pourra alors être reprogrammé à volonté. Ces versions plus sophistiquées intéressent particulièrement le domaine des transports, où elles peuvent servir, par exemple, à ajouter la destination à l'identifiant d'un bagage dans un aéroport. Ou encore se comporter en porte-monnaie électronique, comme dans le système Speed-pass mis en place par Exxon Mobil dans ses stations américaines, un tag RFId collé sur la voiture qui permet à des millions d'automobilistes de faire le plein en étant reconnus par la pompe à essence, sans passer par la caisse. Les autorités fédérales américaines ont fait savoir, en janvier, qu'elles testeraient, dès l'été 2005, une adaptation de ce procédé qui permettrait d'accélérer le passage des postes-frontières par les véhicules équipés. Sous l'objectif louable affiché - résorber les files d'attente -, les associations de défense des libertés civiles ont immédiatement décrypté le besoin d'en savoir plus sur ceux qui entrent et qui sortent du territoire. "Ce système permettrait au gouvernement de mener des contrôles d'identité invisibles", estime Jay Stanley, leur porte-parole.

De fait, la contestation des dérives que pourraient engendrer les étiquettes intelligentes s'est rapidement organisée aux Etats-Unis, pas seulement sur les questions de sécurité telles que le projet de passeport RFId. Une association, Caspian (Consumers against supermarket privacy invasion and numbering), s'est entièrement dévouée à cette lutte. Sur Internet, des firmes comme Gillette ou Benetton, qui avaient envisagé de recourir à la nouvelle technologie, ont essuyé un tollé. En Californie, un directeur d'école qui a mis en place, en janvier, un système d'identification des élèves grâce à la technologie RFId est confronté à une forte mobilisation des parents. Comme souvent, la rumeur a amplifié la frayeur. Un canular a laissé croire que plusieurs Etats avaient décidé d'identifier les sans-abri grâce à des puces sous-cutanées. Ces puces de la taille d'un grain de riz, autorisées en décembre 2004 par la Food and Drug Administration (FDA) et, en réalité, destinées à informer les services médicaux sur les éventuels troubles de santé de ceux qui les portent, n'en finissent pas de nourrir la polémique.

Un argument principal fédère les craintes : dans une société de consommation où chaque individu est entouré de milliers d'objets, l'analyse à distance des caractéristiques de ces produits peut être assimilée à un profilage qui porte atteinte à la vie privée. "Imaginez que des vêtements portent chacun une puce RFId pour pouvoir être reconnus automatiquement par une machine à laver, selon leur degré de fragilité, explique Yann Le Hegarat, du service de veille informatique de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Cela simplifie la vie mais, chaque fois que vous passerez dans un hall d'immeuble avec l'un de ces habits, vous pourrez être identifié par un capteur placé là à votre insu." "Le débat doit être ouvert pour que chacun connaisse les risques, mais aussi les grands avantages de la RFId, estime, de son côté, Gilbert Reyne, spécialiste des matériaux actifs et des applications pour un environnement intelligent (CNRS, Institut national polytechnique de Grenoble). Cette nouvelle technologie a besoin d'être encadrée, mais il faut bien comprendre que nous changeons d'époque : les objets ne resteront plus inertes par rapport aux hommes."

Jérôme Fenoglio LE MONDE | 17.03.05 | 13h08

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