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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 14:36
- Communauté : Science & Avenir

L’hydrogène, élément le plus abondant dans l’Univers, est une source d’énergie renouvelable alternative aux énergies fossiles. Il n’est pas polluant : le seul sous-produit formé lors de sa production est l’eau. Néanmoins, la difficulté à le stocker de manière à la fois sûre et économique a jusqu’ici rendu son utilisation marginale.

Parmi les procédés de stockage existants, l’assemblage avec des métaux semble trop coûteux. Le piégeage dans des matériaux poreux, quant à lui, est à la fois efficace (tout l’hydrogène adsorbé est récupérable) et bon marché. De plus, les cycles de chargement et de relargage de l’hydrogène ne nécessitent alors aucune réactivation ou régénération du matériau. Les nanostructures à base de carbone (nanotubes ou nanocornets), du fait de leur faible masse et leur grande capacité d’adsorption, s’avèrent d’excellents prétendants de matériaux poreux.

Toutefois, les nanotubes de carbone présentent un inconvénient majeur : leur stockage n’est possible qu’à des températures extrêmement basses (inférieures à -196oC), à cause de la faible interaction entre l’hydrogène et le carbone, ce qui limite les applications commerciales. La possibilité future de stocker de l’hydrogène à l’intérieur de matériaux poreux à base de carbone, dans le cadre d’un projet d’énergie propre, dépend donc étroitement de la force de l’interaction entre l’hydrogène et le carbone, et de la faculté d’augmenter cette force.

Des chercheurs du Centre de recherche sur la matière divisée (CNRS/Université d’Orléans), en collaboration avec leurs confrères du Rutherford Appleton Laboratory (Royaume-Uni), de l’Université du Pays Basque à Bilbao et du Consejo Superior de Investigaciones Científicas (Espagne), ont étudié les liens entre l’hydrogène et les nanocornets de carbone. Les nanocornets sont des matériaux de deux à trois nanomètres de longueur. De forme conique, ils s’agrégent pour former des structures en forme de dahlia de 80 à 100 nanomètres de diamètre et ne contiennent aucune impureté métallique. L’extrémité des cônes étant pointue, les chercheurs soupçonnaient une interaction hydrogène-substrat renforcée.

En utilisant la spectroscopie de neutrons à haute résolution, ils ont obtenu des informations sur cette interaction (mobilité de l’hydrogène, énergies et géométrie caractérisant le complexe hydrogènenanocornet). Leurs résultats montrent que l’interaction entre l’hydrogène et les nanocornets est bien plus forte qu’entre les nanotubes de carbone et l’hydrogène. Ces résultats suggèrent que les nanocornets de carbone sont des matériaux prometteurs pour le stockage de l’hydrogène.

 

Sources : CNRS

Références : Nature of the Bound States of Molecular Hydrogen in Carbon Nanohorns, F. Fernandez-Alonso, F.J. Bermejo, C. Cabrillo, R.O. Loutfy, V. Leon, et M.L. Saboungi, Physical Review Letters, 25 mai 2007, 98, 215503.

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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 15:44
- Communauté : Science & Avenir
Le Council for Science and Technology (CST), la plus haute instance de conseil au gouvernement britannique pour la science et la technologie, craint que le Royaume-Uni ne perde la place qu'il avait acquise aux avant-postes des nanotechnologies. Il regrette également que le gouvernement n'ait pas rempli sa promesse d'encourager les travaux de recherche sur les risques qui pourraient naître de ce nouveau domaine. Toutefois, elle reconnaît que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne le développement des standards et de la métrologie ainsi que pour la limitation de l'exposition du public et des professionnels aux nanomatériaux.

En juillet 2004,la Royal Society (l'académie des sciences britannique) et la Royal Academy of Engineering (l'académie royale des sciences de l'ingénieur) publiaient le rapport "Nanoscience and Nanotechnologies: Opportunities and Uncertainties". Ce document a eu une grande influence sur la scène internationale et a placé le Royaume-Uni aux premières places mondiales pour l'engagement dans les nanotechnologies. En février 2005, dans la réponse que le gouvernement faisait à ce rapport, il s'engageait sur un certain nombre d'actions, destinées à répondre aux recommandations formulées par les sociétés savantes, et annonçait que les progrès réalisés et d'éventuels nouveaux développements seraient évalués après deux et cinq ans.

Au sommaire de ce document :

1. Les nanotechnologies : un domaine en plein essor
2. Mais qu'appelle-t-on nano-technologies ?
3. Le gouvernement britannique a-t-il tenu ses engagements ?
3.1. L'analyse des cycles de vie
3.2. Les Effets possibles sur la santé, la sécurité et l'environnement
3.3. Dégagement de nanomatériaux
3.4. Les effluents
3.5. La dépollution des sols
3.6. L'information sur les risques de dégagement
3.7. Les données sur la sécurité
3.8. Les questions réglementaires
3.9. Les organismes réglementaires et les comités consultatifs britanniques
3.10. La réglementation sur les produits chimiques
3.11. Le milieu professionnel
3.12. Les produits de consommation
3.13. La nanomédecine
3.14. La responsabilité étendue du producteur
3.15. La métrologie et les normes
3.16. Les questions éthiques et sociales
3.17. Le dialogue avec le public et les acteurs du domainepourtant adressé des messages
3.18. Les évaluations indépendantes
3.19. La prospective

Ambassade de France au Royaume-Uni - 12 pages - 30/04/2007


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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 11:26

Du Nanomonde au monde visible.
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 10:13
Le salon Techtextil accueille du 12 au 14 juin à Francfort les avancées les plus performantes en matière de textiles techniques. Ils possèdent de multiples propriétés inconnues du grand public.

Des vêtements capables d'anticiper la déshydratation et de rafraîchir. Une combinaison qui durcit instantanément en cas de choc, un tee-shirt qui active la circulation sanguine, fait baisser le stress ou la fièvre ! Le secteur de la santé et de la protection constitue un gisement prometteur pour les nombreuses innovations en matière de textiles intelligents.

« Tous ces textiles high-tech offrent des applications extraordinaires. La difficulté consiste à franchir le stade de l'industrialisation. Cela oblige à capter des investissements très importants et de trouver des marchés suffisamment larges », analyse Agnès Elisabéar, chef de marché international d'Espace Textile. L'association accompagne avec le pôle de compétitivité Techtera, 17 entreprises rhônalpines au salon de Francfort.

Parmi les réalisations les plus spectaculaires figure le Zirtex. Pour le mettre au point, la société Chamatex recourt à la nanotechnologie afin d'isoler une molécule de dioxyde de zirconium et l'incorporer à un fil de polyester.

Des vêtements de zirconium et d'argent

Le zirconium possède la particularité de renvoyer les infrarouges lointains dont le rayonnement pénètre profondément dans les tissus du corps humain, active les molécules et augmente la chaleur. Le Zirtex, en bloquant le rayonnement calorifique naturel du corps humain, renvoie la chaleur dans l'épiderme et accroît l'énergie interne. Les propriétés de ce textile sont permanentes et les applications multiples. Il peut servir à confectionner par exemple des pansements analgésiques. La chaleur accroît la circulation sanguine et annihile la douleur. Par ailleurs, des vêtements ultralégers en Zirtex conçus pour les sports extrêmes de montagne protègent du froid en divisant le poids par quatre.

L'une des autres applications mises en avant s'appuie sur les propriétés de l'argent. Très bon conducteur, ce métal dispose de propriétés antiseptiques et oppose une grande résistance aux agressions chimiques et à l'abrasion. R.Stat a mis au point un procédé pour tisser des particules d'argent dans une fibre polyamide.

Le tissu obtenu reste souple et affiche de hautes performances de conduction thermique et électrique. Dans la confection de vêtements de travail, ses propriétés antistatiques permettent de travailler dans des atmosphères explosives - vapeur d'essence, gaz - sans craindre de provoquer une étincelle. L'argent affecte aussi les capacités respiratoires des bactéries qui meurent à son contact. En milieu hospitalier, les blouses et les draps ainsi conçus peuvent combattre les maladies nosocomiales. En bande ou en pansement, le textile ralentit le bouillon bactérien d'une plaie et accélère la cicatrisation.

« Ces innovations vont dans le sens d'une diminution du coût de la santé. C'est pour cela qu'ils ont toutes les chances de parvenir dans un délai assez bref au consommateur final » conclut Agnès Elisabéar.

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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 23:21

EXPO NANO - Cité des sciences - Paris

Exposition - du 20 mars 2007 au 02 septembre 2007 - Cité des sciences et de l'industrie - Villette

EXPO NANO, La technologie prend une nouvelle dimension
Se familiariser avec le monde de l’infiniment petit, avec la mesure nanométrique qui représente le milliardième de mètre ! Cette nouvelle exposition vous donne aussi l’occasion de découvrir comment les nanostructures peuvent modifier les caractéristiques physico-chimiques d’un matériau et les débouchés possibles sur la mise au point de matériaux révolutionnaires, plus légers, plus petits. Sans oublier la dimension éthique de ces recherches.

La plupart des contenus de l’exposition est en ligne : rédaction des textes, direction éditoriale, création de deux diaporamas, adaptation et intégration des films en flash. Nous avons également effectué la recherche de contenus multimédias (films, animations) et la négociation de leurs droits. Recherche et collecte iconographique, rédaction en chef icono.
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 19:04

INL

L'Institut des Nanotechnologies de Lyon fait de Rhône-Alpes un pôle d'excellence dans le domaine de l'infiniment petit

Opérationnel depuis le début de l'année, l'Institut des Nanotechnologies de Lyon a été officiellement inauguré le 31 mai. Il regroupe plus d'une centaine de chercheurs et trois laboratoires lyonnais : le LEOM de l'Ecole Centrale de Lyon, le LPM de l'INSA de Lyon, le LENAC de l'Université Claude Bernard, Lyon 1 (ex-EA 3730). L'INL s'appuie sur la plate-forme lyonnaise « NANOLYON » constituée de la Centrale de Technologie et des pôles « Nanocaractérisation » et CAO.

La vocation de l'INL est de développer des recherches, s'étendant des matériaux aux systèmes, qui doivent aboutir à l'émergence de filières technologiques originales. Les domaines d'application couvrent de grands secteurs économiques : les industries des semiconducteurs, de la microélectronique et de la photonique, les télécommunications, l'énergie, la santé, la biologie, le contrôle industriel, la défense, l'environnement, etc...

Les projets de recherche, souvent pluridisciplinaires, sont développés au sein de quatre départements thématiques :

Matériaux / Electronique / Photonique et Photovoltaique / Biotechnologie et Santé

Combinées aux nanosciences dont l'objectif est de comprendre les propriétés de la matière structurée à petite échelle, les nanotechnologies visent à élaborer de nouveaux matériaux, dispositifs et systèmes toujours plus petits et performants, en bénéficiant des avantages de propriétés nouvelles (physiques, chimiques ou biologiques) liées à la réduction, à l'échelle du nanomètre, des dimensions des objets ou dispositifs.

La fabrication des dispositifs nanotechnologiques peut se faire par deux approches complémentaires. La première est la voie descendante (« top down ») qui consiste à miniaturiser de plus en plus les composants élémentaires. C'est la voie traditionnelle suivie depuis plusieurs décennies par la microélectronique silicium (loi de Moore) et qui a conduit à la révolution technologique de l'industrie informatique et d'internet.

La seconde correspond à la voie ascendante qui consiste à manipuler et à assembler des objets atome par atome ou molécule par molécule pour les intégrer ensuite dans des systèmes plus grands aux fonctionnalités nouvelles. Elle est encore en devenir mais pourrait conduire dans le futur à des révolutions dans le domaine de la santé et de l?environnement.

Les principaux champs scientifiques et technologiques sont la microélectronique (systèmes sur puce, nanoélectronique, électronique de spin, ...), la photonique (nanosources de lumière, circuits intégrés photoniques, microsystèmes optiques), les nanomatériaux (nanoparticules, boîtes quantiques et nanofils, surfaces nanostructurées ...), la chimie (édifices supramoléculaires, biomimétisme, ...) et les biotechnologies (analyses ciblées, vectorisation des médicaments, ...).

Les nanotechnologies représentent une enjeu économique majeur : un marché estimé à 1 000 milliards de dollars en 2015 au niveau mondial, sans doute plus. Jean-Yves Marzin, directeur de Laboratoire de Photonique et de Nanostructures au CNRS, souligne qu'en 2014, 100 % des ordinateurs personnels, 85 % de l'électronique grand public, 21 % des automobiles contiendront des systèmes « nano » qui seraient présents dans 15 % des produits manufacturés.

En microélectronique, le silicium tire depuis quarante ans l'industrie des semiconducteurs. Cette tendance devrait se poursuivre. Cependant, aujourd'hui on assiste à une convergence des technologies : l'électronique, l'optique, la chimie, la biologie sont combinées. Les « puces électroniques », les microsystèmes et les microcapteurs se diversifient avec l'ajout de plus en plus de nouvelles fonctions. Les applications potentielles des "nano" sont immenses et permettront des mutations ou des avancées dans les grands secteurs économiques : microélectronique, télécommunications, informatique, énergie, environnement, biologie, santé, transports...

Autre exemple, en matière de santé, demain, les nanomédicaments seront "intelligents". La même molécule contiendra le principe actif destiné à soigner, des molécules permettant d'atteindre la cible, des molécules d'imagerie permettant de suivre le médicament, et un système permettant de savoir si le traitement est efficace. Tout cela sous la forme d'un paquet plus petit que les médicaments actuels.

Un an après l'inauguration à Grenoble du Minatech, le grand pôle européen de recherche sur les nanotechnologies, Rhône-Alpes confirme donc sa place et ses ambitions dans cette compétition scientifique, technologique et économique planétaire pour la maîtrise de l'infiniment petit qui sera l'une des grandes aventures de la connaissance au cours de ce siècle.

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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 13:17

Le contrôle de la douleur ou de muscles paralysés deviendra peut être possible grâce à des avancées dans le domaine des nanomatériaux. Une équipe de chercheurs de l'University of Michigan (Ann Arbor), de l'Oklahoma State University (Stillwater) et de l'University of Texas Medical Branch (Galveston) qui s'intéressent à l'interfaçage biologie - électronique ont réussi à stimuler des cellules neuronales avec un film de nanotubes. Le film est obtenu par une méthode de dépôt couche par couche de nanotubes de carbone monoparoi, et ses dimensions sont de l'ordre de quelques micromètres de long pour une épaisseur de quelques nanomètres, correspondant à une trentaine de couches. Il est déposé sur un substrat de verre sur lequel ont été préalablement gravées des électrodes en ITO (Indium Tin Oxyde) qui permettent de polariser le film conducteur de nanotubes. Les chercheurs ont ensuite implanté à la surface du film des cellules semblables aux neurones (cellules NG108-15) qui présentent l'intérêt d'être le siège de courants ioniques relativement importants lorsqu'elles sont stimulées, et qui sont donc très intéressantes pour des études fondamentales sur l'interfaçage des neurones. Les mesures électro physiologiques sont réalisées au moyen d'une électrode - pipette implantée dans la cellule (technique de whole-cell patch clamp) qui permet de mesurer le potentiel transmembranaire de la cellule par rapport à une électrode de référence, et d'une électrode auxiliaire qui permet d'enregistrer le courant ionique qui traverse le milieu cellulaire. Les mesures électriques réalisées par les chercheurs montrent clairement la signature de l'excitation des neurones lors du passage de courant électrique dans le film de nanotubes, identique à celle qui est observée avec des moyens traditionnels d'excitation neuronale. Ces résultats apportent la preuve du bon couplage électrique qui s'est établi entre le film de nanotubes et le milieu cellulaire dans ce type de configuration "parallèle", et qui pourra être exploité dans diverses applications biomédicales.
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 13:05

Des nanoparticules de rouille utilisées pour éliminer l'arsenic de l'eau

Des chercheurs du Center for Biological and Environmental Nanotechnology (CBEN) de Rice University viennent de proposer une technique simple de purification de l'eau polluée par l'arsenic. Le principe de la méthode est de capturer les atomes polluants au moyen de nanoparticules magnétiques qui sont ensuite extraites de la solution sous l'action d'un champ magnétique. Les chercheurs du CBEN ont étudié le comportement de nanoparticules d'oxyde de fer de taille homogène inférieure à 20 nm de diamètre dispersées en solution aqueuse. Ils ont montré que les nanocristaux magnétiques pouvaient être extraits de la solution sous l'action de gradients de champs très faibles (inférieurs à 100 T/m). Ce résultat est a priori surprenant dans la mesure où la force magnétique qui agit sur une particule est proportionnelle à son volume, et les champs utilisés devraient être insuffisants pour contrer les mouvements browniens en solution et permettre la séparation. En réalité, les nanoparticules ne réagissent pas indépendamment dans le processus de séparation, mais elles s'agrègent (de manière réversible) en raison des forts gradients de champ présents à leur surface. Dans ce processus, la séparation est fonction de la taille des nanoparticules et cette propriété permet d'envisager un tri magnétique sélectif en fonction du champ appliqué. L'application à la purification de l'eau a été testée sur un contaminant modèle, l'arsenic, car son interaction avec l'oxyde de fer est forte et irréversible, même sur des particules de taille nanométrique. Les chercheurs ont ainsi pu montrer qu'ils pouvaient réduire la concentration en arsenic dans l'eau de plusieurs ordres de grandeur et l'amener à un niveau bien inférieur à celui des seuils définis par l'EPA pour l'eau potable aux Etats-Unis.

Une nouvelle membrane à base de nanoparticules pour dessaler l'eau de mer

Toujours dans le domaine du traitement de l'eau, une équipe de l'Université de Californie à Los Angeles vient de développer une nouvelle membrane pour la purification par osmose inverse. Ce processus nécessite d'exercer de fortes pressions sur le fluide pour lui permettre de traverser la membrane semi perméable qui va filtrer les ions et autres contaminants. La nouvelle membrane proposée est constituée d'un réseau nanostructuré de polymères croisés dont les pores de dimension moléculaire vont améliorer la perméabilité de la membrane et de nanoparticules qui repoussent efficacement les contaminants de l'eau et les bactéries, évitant ainsi une obstruction précoce du filtre. Les premiers essais réalisés avec ces nouvelles membranes sur une cellule de désalination ont montré qu'elles permettaient de dépenser moitié moins d'énergie et de réduire ainsi de 25% le coût de l'eau potable.

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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 12:17

De nombreux travaux ont montré l’intérêt que pouvait présenter l’utilisation de nanoparticules dans le domaine médical, en particulier comme agents de contraste dans le domaine de l’imagerie ou encore pour la vectorisation des médicaments. Des chercheurs de l’University of Texas Southwestern Medical Center à Dallas viennent de montrer qu’il était possible de concevoir des nanoparticules qui permettent simultanément de visualiser et de traiter certaines tumeurs. L’équipe a obtenu ce résultat en combinant des nanoparticules d’oxyde fer de 8 nanomètres de diamètre et un médicament anticancéreux, la doxorubicine, avec un polymère constitué de terminaisons maleimides. Lorsque ces éléments s’assemblent, les groupements maleimides restent accessibles à l’extérieur de la particule et peuvent être utilisés comme sites d’accrochage d’une molécule qui ciblera la tumeur.

Dans ce travail, c’est une petite protéine nommée cyclic-RCD qui va permettre à la nanoparticule de pénétrer à l’intérieur de la cellule. Une fois à l’intérieur de la cellule, la nanoparticules agit comme un puissant agent de contraste qui permet de localiser la tumeur par IRM. Le traitement quant à lui repose sur l’exploitation des propriétés physico-chimiques de la tumeur. En effet, à partir de l’observation que l’acidité d’une cellule cancéreuse est sensiblement plus forte que celle d’une cellule saine, les chercheurs ont choisi pour constituer la nanoparticule un polymère qui se décompose en milieu acide, et qui libère de cette façon la doxorubucine à l’intérieur de la cellule cancéreuse.

Les études de cytotoxicité ont montré que ces nanoparticules étaient très efficaces sur des cellules malignes de culture, et l’équipe s’attache maintenant à étudier leur capacité à localiser et à traiter des tumeurs sur des modèles de cancer humain chez l’animal.

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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 15:33

Le groupe Intel, en coopération avec l’Université de Santa Barbara, a annoncé avoir mis au point un laser microscopique intégré à une puce au silicium, une étape vers la réalisation de circuits où l’électricité serait remplacée par la lumière avec, à la clé, un énorme gain en performances. Ces lasers pourraient transmettre un térabit de données par seconde et Intel estime pouvoir en intégrer quelques dizaines, voire quelques centaines dans une seule puce électronique. Intel a déjà fait la démonstration de modulateurs optiques semi-conducteurs capables de débits de l’ordre de 10 Gbps.

Concrètement, les chercheurs ont réussi à réaliser un laser depuis une tranche de silicium. Au lieu de générer le laser depuis le Silicium, c’est une couche de phosphate d’indium qui génère des électrons avant de devenir des photons. Ces photons sont ensuite expédiés dans une « rainure » de silicium dans laquelle ils rebondissent avant d’être alignés et projetés sous forme d’un laser (selon le principe de Raman).

Selon Intel, la puce est prête à l’emploi et permet le transfert de données par voie optique. La puce peut générer plusieurs faisceaux parallèles pour augmenter la bande passante ou diviser les bus de données vers plusieurs autres composants. Grâce à cette technologie, on pourra assister à une augmentation radicale des bus de données dans les ordinateurs et les supercalculateurs. Contrairement aux dernières technologies de laser hybride au phosphure d’indium bien trop chères à produire, les coûts de production de la puce en silicium devraient être réduits. Ce qui rend donc la technologie exploitable.

Avec leurs fréquences plus élevées, les ondes lumineuses autorisent des bandes passantes bien plus vastes que l’électricité. L’enjeu est d’utiliser des connexions à fibres optiques au sein d’un réseau local, pour des liaisons longues distances ou entre les composants d’un ordinateur. Cette découverte permettrait d’accroître les capacités de communications à haut débit tout en réduisant les coûts de production, un peu comme ce qu’a vécu l’industrie des ordinateurs depuis 40 ans.

« Nous sommes encore loin d’un produit commercialisable, mais nous pensons que plusieurs dizaines, peut-être plusieurs centaines de lasers hybrides au silicium pourraient être intégrés à d’autres composants optiques sur une même puce » explique Mario Paniccia, directeur du laboratoire optique d’Intel. Ces puces optiques intégrant des lasers ne devraient pas être commercialisées avant 2010.

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Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /Sep /2006 12:21

 

Grâce à l’électronique et à la médecine, l’acteur américain Christopher Reeve, paralysé depuis 1995, pourrait retrouver l’usage de ses jambes et de ses bras. Autre vedette, autre handicap, le chanteur aveugle Stevie Wonder pourrait, lui, retrouver la vue.

C’est du moins ce que vise le professeur Mohamad Sawan, de l’École Polytechnique, qui travaille actuellement à la mise au point d’un microstimulateur pour la récupération des fonctions chez les patients atteints de dysfonctionnements neuromusculaires. Avec cet implant électronique capable d’activer un neurone ou un muscle, il espère pouvoir réussir là où la médecine a échoué.

(Photo) :  Aussi petite qu’un microprocesseur, la puce implantée dans le cortex visuel des aveugles communique les messages au cerveau grâce à des lunettes munies d’une caméra et d’un contrôleur miniature qui envoie à l’implant des signaux par fréquence radio.

Excès de confiance dans les progrès scientifiques? Pas sûr. L’équipe que dirige M. Sawan a déjà conçu un œil électronique qui n’a besoin ni de la rétine ni du nerf optique pour redonner la vue aux aveugles. Grâce à des lunettes munies d’une petite caméra et d’un contrôleur miniature qui envoie à l’implant des signaux par fréquence radio, le non-voyant arrive à situer des objets et des personnes dans l’espace. Dès que le sujet enlève les lunettes, il n’y parvient plus. «C’est la caméra qui transmet l’information à la puce implantée dans le cortex visuel. Celle-ci communique ensuite les messages au cerveau», explique l’ingénieur. Ce développement technologique est mené en collaboration avec l’Institut neurologique de Montréal.

D’ici 10 ans, cette innovation spectaculaire pourrait permettre de redonner la vue aux aveugles dont la cécité a été causée par un accident ou une maladie oculaire survenue tardivement. L’électronique n’a pas de secret pour M. Sawan. En plus de ses travaux financés par la Fondation canadienne pour l’innovation et le gouvernement du Québec, ce lauréat honoré par l’Académie canadienne du génie pour sa contribution à l’évolution de la société vient de se voir attribuer une chaire «senior» dotée d’un fonds total de l’ordre de un million de dollars sur sept ans. Cette chaire de recherche du Canada vise la création de dispositifs médicaux intelligents miniaturisés.

Le professeur Sawan souligne que le potentiel des travaux de la chaire dans le secteur médical est immense. Les applications du microstimulateur, qui mesure moins de un centimètre carré, sont nombreuses et très étonnantes. On parle notamment d’implants pour supprimer ou atténuer la douleur, la constipation et même d’un dispositif de croissance des os. «On pense aussi concevoir une microsonde vidéo qui permettrait d’effectuer la reconstruction 3D et la modélisation géométrique des structures anatomiques et mettre au point des cathéters qui surveilleraient la fonction des muscles respiratoires», signale le chercheur.

Au moment où il était interviewé par Forum, l’ingénieur venait d’obtenir un brevet international pour un stimulateur urinaire. Le dispositif qui permet la récupération des fonctions de rétention et d’évacuation de l’urine a été élaboré en collaboration avec une équipe d’urologie de l’Université McGill. Le produit est déjà en cours de commercialisation par la firme québécoise Cosem Neurostim.

«Comment définir un dispositif médical intelligent? C’est d’abord et avant tout un système capable de percevoir l’environnement autour de lui et de prendre des décisions», répond le professeur d’origine libanaise. Une usine d’assemblage d’automobiles est un type de système intelligent. Les robots industriels qui assemblent en série les différentes pièces sont munis de caméras; ils peuvent évaluer la position des pièces et procéder à des ajustements s’ils perçoivent des problèmes.

Bien sûr, les robots des usines sont moins sophistiqués que ceux dans les hôpitaux. Mais le principe reste le même. Les nouveaux cathéters, sondes utilisées pour explorer différents organes du corps humain, sont munis d’une série de capteurs capables de transmettre de l’information à un ordinateur. Bientôt, ces capteurs seront en mesure de remédier aux dysfonctionnements respiratoires et de réagir aux arythmies cardiaques, selon M. Sawan. À son avis, on peut même imaginer dans un avenir rapproché des biocapteurs capables de mesurer la pression sanguine ainsi que les taux de glucose, de protéines et de lipides dans le sang.

«Il s’agit de quelques-uns des axes de recherche et de développement de la chaire, signale son titulaire. J’ai plusieurs projets. Certains ont pour thème les cathéters, mais d’autres porteront sur les microstimulateurs, les capteurs et les dispositifs mixtes —mécanique, hydraulique et électronique — créés pour remplacer des organes atteints de maladies fatales.»

L’homme bionique est donc à nos portes. En fait, il existe déjà. Le stimulateur cardiaque en est un bel exemple. Mais dans l’univers du circuit intégré, tout est complexe. «La conception des systèmes intelligents veut s’appuyer sur diverses disciplines de l’ingénierie — notamment la microélectronique, les biomatériaux, la nanotechnologie et l’imagerie —et exige donc une étroite collaboration des experts du domaine médical, des sciences naturelles, biologiques et technologiques», conclut Mohamad Sawan.

La chaire travaillera avec pas moins de huit instituts et centres de recherche médicale reconnus mondialement.

Dominique Nancy
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Jeudi 21 septembre 2006 4 21 /09 /Sep /2006 23:53

Des chercheurs des universités d'Edimbourg (Royaume-Uni), de Groningue (Pays-Bas) et de Bologne (Italie) sont parvenus à confectionner la première machine moléculaire synthétique capable d'accomplir une tâche mécanique de relativement grande échelle.


Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans le dernier numéro de "Nature Materials" et présentés la semaine dernière lors du BA Festival of Science de Dublin (Irlande). Les chercheurs indiquent que leur technique pourrait trouver des applications
dans les labopuces, dans l'exécution de réactions chimiques sur une échelle microscopique et sans réacteur, et dans le domaine du reg relargage de médicaments, des matériaux intelligents et des muscles artificiels.

Les machines moléculaires sont courantes en biologie, où elles concourent à l'accomplissement de fonctions biologiques allant du mouvement des muscles dans l'organisme jusqu'à la photosynthèse. De nombreux scientifiques travaillent déjà avec des "machines moléculaires", procédé qui implique la mise en mouvement contrôlée de molécules. Réaliser des machines artificielles minuscules n'est cependant pas une tâche aisée, attendu que les lois physiques régissant le comportement au niveau moléculaire diffèrent des lois conventionnelles.
La percée obtenue par l'équipe de chercheurs sous la houlette des Ecossais tient au fait que, pour la première fois, les scientifiques ont été capables de faire interagir ces minuscules machines, à l'échelle du nanomètre, avec des objets visibles à l'oeil nu, les mettant en contact avec le monde réel qui nous entoure.

L'équipe de recherche a mis au point une technique permettant de recouvrir une surface d'or d'une simple couche de molécules de rotaxane, des "navettes" moléculaires synthétiques qui modifient les propriétés de la surface à laquelle elles sont fixées en réponse à un stimulus lumineux, effectuant un mouvement d'un millionième de millimètre vers le haut ou vers le bas lorsqu'elles sont exposées à la lumière. Pour faire bouger une gouttelette liquide, l'équipe a concentré un faisceau de lumière sur l'un des côtés de la goutte :
le gradient ainsi induit dans l'énergie libre de surface sur la longueur de la goutte a permis de mouvoir une gouttelette d'un microlitre non seulement à travers une surface plane, mais aussi le long d'une pente d'un millimètre et inclinée de 12 degrés vers le haut, contre la force de gravité. Même s'il s'agit d'un mouvement minuscule, le rendement du phénomène est gigantesque à cette échelle et équivaudrait à celui d'une mécanique conventionnelle qui utiliserait un déplacement de pistons d'un millimètre pour hisser un objet à deux fois la hauteur du plus haut bâtiment du monde.

David Leigh, le "professeur Forbes" de la chimie organique et responsable de l'équipe de l'université d'Edimbourg, déclare : "La nature utilise des molécules en tant que moteurs et machines de tous types dans l'ensemble des processus biologiques et chimiques. Bien que l'homme commence à peine à comprendre comment construire et contrôler des machines moléculaires, les sciences et l'ingénierie à l'échelle du nanomètre pourraient avoir un impact positif sur la qualité de vie dans la société humaine comparable en ampleur à ce que furent l'électricité, les machines à vapeur, le transistor et Internet".
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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 14:52

A Nanotech Facial - Zelens Fullerene C-60 Face Cream

Zelen Fullerene C-60 Day Cream, as the name implies, incorporates nanoscale Fullerene C-60, a derivative of the late Nobel Laureate Richard Smalley's buckminsterfullerene carbon. It turns out that the material has remarkable antioxidant properties. Zelens claims its newly released day cream is the first to harness the power of Fullerene C-60 carbon for cosmetics applications. That helps to explain the product's £150 ($250) price tag. Unless you're traveling to the U.K., add on a shipping charge. Customers on this side of the pond can obtain a jar via direct order by e-mailing.

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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 14:44

Tootsie Roll's Nanotech Nemesis - O'Lala Foods Choco'la Chewing Gum

Cocoa butter has never been compatible with the polymers that give gum its elasticity. In fact, the fats found in chocolate will cause chewing gum to fall apart. Chicago-based O'Lala's solution is to incorporate nanoscale crystals, modifying surface morphology and giving its gum a creamier texture and chocolate flavor. Choco'la gum is commercially available in suburban supermarkets north of Chicago at specialty chocolate stores and on the company's Web site at. A pack of 12 pieces will cost you about $1.25.

 

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Jeudi 12 janvier 2006 4 12 /01 /Jan /2006 20:08
Dans le mouvement d'exploration de l'infiniment petit, la biologie et la santé occupent une position-clé. Voici un éclairage sur les perspectives ouvertes par le « monde nano » dans le domaine du diagnostic médical et de la thérapeutique.
 

 Par Patrick Couvreur et Jean-Claude Mounolou

 

 

 

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