Le nouveau centre de recherche et d'enseignement interdisciplinaire JEOL Nanocentre de l'Université d'York a été inauguré officiellement fin avril 2007. L'ouverture du centre a été rendue possible par les financements apportés par l'Université d'York, la société JEOL, l'agence de développement régional Yorkshire Forward et l'Union Européenne. La nouvelle unité, hébergée dans un bâtiment spécialement construit sur le York Science Park, combine les ressources des départements de physique, de chimie et d'électronique de l'université. Elle est co-dirigée par le professeur Pratibha Gai, membre du département de chimie et titulaire de la chaire JEOL de microscopie électronique, et par le professeur Edward Boyes, membre des départements d'électronique et de physique. Des universitaires, travaillant au sein des départements de physique, de chimie et d'électronique, contribueront aux activités du Nanocentre et en bénéficieront. En particulier, seront incorporées au centre les activités existantes des départements de physique et d'électronique dans le domaine des mesures magnétiques et de l'étude des matériaux magnétiques, de l'analyse de surface (incluant l'optique ionique et électroniques), des études spécialisées des propriétés magnéto-optiques des matériaux, et des matériaux et dispositifs pour l'électronique de spin. Ces activités devraient mener à des travaux de recherche fondamentale, appliquée ou sur contrat pour les mesures magnétiques, le dépôt par pulvérisation, la croissance par épitaxie par jet moléculaire, la diffraction électronique et par rayons X, les mesures de magnétorésistance et la microscopie par effet tunnel.
Le Nanocentre héberge en fait cinq outils principaux :
- un microscope électronique à transmission à émission de champ et à très haute résolution (1 A), disposant de correcteurs d'aberration sphérique (Cs) pour les modes transmission et balayage. Il n'existe que quatre instruments de ce type dans le monde et celui installé à York, dans une enceinte spécialement construite, est le seul qui puisse être opéré à distance. A terme, il devrait également être possible de mener sur cette machine des études, dynamiques, en temps réel et in situ, de réactions chimiques, incluant l'accès à des états catalytiques métastables, dans des conditions "réalistes" et contrôlées d'atmosphère gazeuse et de température de spécimen (en effet, de façon générale, les analyses sont réalisées sous vide) ;
- un dispositif d'usinage par faisceau d'ions focalisé double faisceau (Dual Beam Focused Ion Beam miller, DBFIB) ;
- un microscope en champ proche conçu pour l'imagerie atomique et par force magnétique, et aussi pour des expériences sur platine chauffante ;
- un système de lithographie par faisceau d'électron/microscopie électronique à balayage à haute résolution disposant de capacités complètes de cartographie et de microanalyse chimique par analyse dispersive en énergie (EDX pour Energy Dispersive X-Ray) ;
- un microscope électronique à transmission à haute résolution (2 A) disposant d'une caméra CCD et d'un système de microanalyse chimique par EDX.
Le fonctionnement du Nanocentre sera surveillé par un comité de gestion présidé par le Pro-Vice Chancelier pour la recherche et incluant les directeurs des départements de physique, d'électronique, de chimie, le co-ordinateur académique et les co-directeurs du centre. Un comité consultatif industriel a par ailleurs été établi pour participer aux opérations et à la gestion du Nanocentre, pour conseiller sur les politiques et pour assister au développement d'une interface dynamique avec l'industrie.
L'Université d'York consacre au projet un investissement conséquent sur le long terme, notamment pour l'achat de matériel, la construction d'un nouveau bâtiment, les coûts de départ et les nouveaux postes associés aux départements de physique, de chimie et d'électronique. L'investissement total de l'université devrait être de l'ordre de 5,5 millions de livres (environ 8,2 millions d'euros) sur cinq ans. JEOL, en tant que sponsor du centre, apportera au moins 1,05 million de livres (environ 1,6 million d'euros) sur la même période . Enfin, le soutien financier apporté par Yorkshire Forward et par l'Union Européenne devrait se monter à un total de 1,65 million de livres (environ 2,5 millions d'euros).
Le nouveau centre est caractérisé par le fait que l'Université d'York n'a pas d'histoire de recherche dans ce domaine. Selon Mike Hepburn, directeur général de JEOL UK : "Nous nous impliquons dans un nombre limité de ces projets, et sommes ravis de travailler avec l'Université d'York ainsi qu'avec le professeur Gai et le professeur Boyes. Le centre est unique en ce que, bien qu'York n'ait pas d'histoire de recherche dans ce domaine, ce centre a été créé à partir de presque rien pour rivaliser avec des instituts sur la scène internationale".
Source : - JEOL UK, http://www.jeoluk.com/NewsDetails.aspx?news=16
- The York JEOL Nanocentre, http://www-users.york.ac.uk/~phys500/
Rédacteur : Dr Anne Prost
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