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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 13:06
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 20:34


Le site internet de Joël de Rosnay : http://csiweb2.cite-sciences.fr/derosnay

Joël de Rosnay (né en 1937 à l'Ile Maurice) est, à l'origine, un biologiste français, d'abord spécialiste des origines du vivant et des nouvelles technologies, puis en systémique et en futurologie (ou prospective).

Docteur ès sciences, il effectua trois ans de recherche et d'enseignement (biochimie et informatique) au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ancien directeur des applications de la recherche à l'Institut Pasteur, puis directeur de la prospective et de l'évaluation de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette.

A partir des années 1980, il publie plusieurs ouvrages de vulgarisation et de prospective. Il fonde une société de conseil dont il est actuellement président (Biotics International) tout en restant conseiller du président de la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette. Il a créé AgoraVox en mai 2005 avec son associé Carlo Revelli.

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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 20:09

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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 19:54

Prenez un cheveu, coupez-le en deux dans le sens de la longueur, puis encore en deux, et encore en deux, et encore… Continuez l'opération jusqu'à obtenir 100 000 morceaux de cheveu. Vous n'y êtes pas parvenu ? C'est normal, il est impossible d'opérer à l'oeil nu sur des entités qu'on ne voit pas.

Pourtant les chercheurs en nanotechnologies, eux, travaillent quotidiennement sur des molécules d'un milliardième de mètre. Pour cela, ils utilisent des instruments très spéciaux, comme le microscope à effet tunnel qui, grâce à une pointe métallique très fine, peut se déplacer à quelques nanomètres d'une surface et "voir" les atomes de la surface.

Les nanosciences concernent l'étude des phénomènes observés pour des objets dont la taille est de quelques nanomètres et dont les propriétés découlent spécifiquement de cette taille nanométrique.

Les nanotechnologies regroupent, elles, l'ensemble des techniques permettant de fabriquer, d'observer ou de mesurer ces objets. Les promesses sont nombreuses, en voici un inventaire non exhaustif : 

  • électronique : vitesses de traitement des millions de fois plus rapides
  • matériaux : matériaux et outils de coupe plus résistants
  • médecine : nouveaux systèmes de diffusion des médicaments qui ciblent les endroits voulus dans l'organisme
  • énergie : nouveaux types de batterie, stockage de l'hydrogène
  • espace : systèmes robotiques petits et efficaces
  • environnement : membranes pour filtrer les polluants ou le sel dans l'eau
  • défense : textiles légers qui se réparent d'eux-mêmes, remplacement du sang, systèmes de surveillance miniaturisés.
(http://www.reflexiences.com)
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Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /Mai /2008 13:40
- Communauté : Science & Avenir

Enoncés il y a plus de 80 ans, les principes de la Mécanique Quantique continuent à fasciner le grand public, tant ils semblent contraires à l'intuition du monde physique que développe chacun d'entre nous. Pourtant, si on les envisage du point de vue de l'information traitable par une machine miniaturisée à l'extrême, où chaque bit d'information doit être exprimé avec la plus petite énergie possible, ces principes quantiques apparaissent, de façon surprenante, bien plus naturels et rationnels que ceux de la mécanique classique.



Le nouvel éclairage qu'apporte à la physique quantique la science de l'information va en fait beaucoup plus loin qu'un commentaire esthétique. Petit à petit, au cours des quinze dernières années, les physiciens, en association avec les informaticiens et les mathématiciens, ont compris que les "bits quantiques" sont en réalité plus puissants collectivement que les traditionnels "bits classiques" sur lesquels sont basés les ordinateurs actuels. Ils permettent par exemple une accélération exponentielle de certains calculs, comme la factorisation des nombres, nécessaire au décryptage des informations confidentielles échangées sur le réseau Internet. En même temps, les bits quantiques permettent de coder l'information de manière à ce qu'aucune copie ne soit possible.

L'ordinateur quantique est la machine -encore hypothétique- qui traiterait ces bits quantiques. Elle n'existe à ce jour qu'en pièces détachées, que de nombreux laboratoires cherchent à améliorer et à combiner, et laisse le champ ouvert à de nombreuses questions.

Est-il possible de faire fonctionner un ordinateur quantique ? Nous n'avons pour l'instant qu'une preuve de principe qu'une telle machine puisse être un jour construite, et sa réalisation effective demeure un défi pour la science et la technologie. Mais à supposer qu'elle soit un jour construite, quelle gamme de problèmes résoudrait-elle ? Le présent document fait le point sur ces questions.

Auteurs : OCHOA Daniel

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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 22:07

Le Centre for Clean Water Technologies de l'Université de Nottingham (le centre pour les technologies pour purifier l'eau) combine, sous la direction du Professeur Nidal Hilal, l'utilisation des bactéries aux toutes dernières techniques de filtration par membrane pour améliorer et raffiner les techniques de purification de l'eau. Ainsi, lors du processus de bio-remédiation, les organismes monocellulaires "mangent" les contaminants présents dans l'eau, qu'elle soit traitée avant usage industriel ou pour la consommation humaine. L'eau est ensuite filtrée à travers des membranes poreuses qui fonctionnent comme un tamis dont les trous peuvent présenter un diamètre allant de dix microns à un nanomètre. Les chercheurs de Nottingham estiment que cette technologie combinée peut être utilisée pour fournir de l'eau potable dans des zones géographiques qui en manquent.

De plus, pour la technologie classique, l'efficacité des membranes utilisées pour le traitement de l'eau peut diminuer au cours du temps, parce qu'elles peuvent être encrassées par des contaminants. Mais, en utilisant la bio-remédiation, ces membranes peuvent être nettoyées en circuit fermé, sans qu'il y ait besoin de les démonter. Les chercheurs de Nottingham ont développé cette technique en collaboration avec Cardev International, une entreprise anglaise spécialisée, entre autres, dans la filtration de l'huile.

Les membranes de nanofiltration et d'utrafiltration présentent un intérêt supplémentaire, outre celui d'être très efficaces dans le retraitement de l'eau ou dans la transformation en eau propre des effluents liquides industriels contaminés avec des métaux ou des huiles : les produits de résidus présentent un pouvoir calorifique élevé et peuvent être utilisés comme combustible.

Les membranes de nanofiltration et d'ultrafiltration sont également utilisées dans le cadre de travaux financés par le Middle East Desalination Research Centre (le MEDRC, le centre de recherche de désalinisation du Moyen-Orient1). Ces recherches visent à obtenir de l'eau potable à partir de l'eau de mer. En "pré-traitant" l'eau de mer et en en retirant les contaminants, les membranes contribuent à réduire l'encrassement des installations mises en oeuvre lors de l'étape suivante du traitement (qu'il s'agisse d'osmose inverse ou de dessalement thermique). On peut ainsi prévenir l'endommagement des installations et réduire les besoins de réparation ou de remplacement.

Selon le professeur Hilal, "en combinant la bio-remédiation et la technologie de nanofiltration, le procédé de purification de l'eau est intégré - utilisant bien moins d'énergie que le procédé actuel. Ajoutez à cela le recyclage des produits de résidus comme carburant et vous avez une technologie bien plus verte".

Par ailleurs, les compétences du professeur Hilal et de son équipe de recherche s'étendent également à la microscopie par force atomique (AFM pour Atomic Force Microscopy) : les scientifiques peuvent donc étudier la façon dont les liquides se comportent au niveau atomique, en particulier comment ils s'écoulent et se séparent (par exemple à travers les pores d'une membrane) Ces résultats pourraient être utilisés par exemple pour optimiser l'utilisation de l'huile dans un moteur. Les liquides sont également testés sur une large plage de températures, de -50°C à 150°C.

- Université de Nottingham, 12/02/08 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/sqZxv
- Centre for Clean Water Technologies - http://www.nottingham.ac.uk/~enzmp/ccwt/
- Cardev International - http://www.cardev.com/
- http://www.medrc.org/

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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 15:14
- Communauté : Science

Les sociétés riches seront-elles libérées de leur dépendance envers la main d’oeuvre des pays pauvres grâce aux nano-usines personnelles et “libres” ? Ces dernières accroîtront-t-elles, dans le même temps, la capacité de nuisance des terroristes et des “pays voyous” ? La brevetabilité des molécules entraînera-t-elle des conflits internationaux entre ceux qui possèdent les brevets et ceux qui ont besoin de s’en servir pour tout simplement survivre ? Tout ceci finira-t-il dans une troisième guerre mondiale bien plus dévastatrice que les deux précédentes ?

Le Center for Responsible Nanotechnology (CRN), un think tank consacré aux enjeux sociaux et environnementaux des nanotechnologies, nous avait déjà proposé, en 2006, une série d’essais tout à la fois effrayants et stimulants sur les perspectives offertes par les nanotechnologies. Leur nouvelle compilation est à la fois un peu décevante et caricaturale, moins visionnaire et influencée par les thérories transhumanistes, mais aussi plus concrète et plus plausible.

En 2007, le CRN a en effet proposé à plus de 50 experts du monde entier d’élaborer, collectivement, une série de scénarios partant du postulat que l’on pourra, d’ici 15 ans, disposer d’usines personnelles de fabrication d’objets à l’échelle moléculaire permettant d’amplifier dans l’infiniment petit ce qu’autorisent d’ores et déjà les imprimantes 3D.

A défaut de savoir si leur postulat se vérifiera, certaines des pistes de réflexion élaborées méritent le détour, même si le volet santé a été sciemment écarté de la réflexion. Le CRN pose en effet comme autre postulat que les nanoparticules ne poseront pas tant de risques sanitaires que cela, une position elle aussi critiquable.

Pour le think tank, les problèmes seraient plutôt à chercher du côté des changements profonds que l’industrialisation des nanotechnologies va entraîner, d’un point de vue géopolitique, économique, social, environnemental et militaire. Avec un focus tout particulier sur les enjeux posés en matière de brevetabilité, et d’interopérabilité, comme si les problèmes soulevés étaient moins d’ordre scientifique que politique.

Le “Libre” fera-t-il le lit de la guerre ?
L’un des scénarios imagine qu’en étendant le mouvement “open source” à la fabrication de nano-objets “libres” -afin que tout un chacun puisse en fabriquer, et les modifier-, la section consacrée aux imprimantes 3D devient, dans les années 2010, l’une des plus consultées sur eBay. Las : la démocratisation est telle que des terroristes s’en servent pour créer des myriades de micro-drônes qui s’attaquent à certaines unités américaines (encore) présentes au Moyenn-Orient, et déversent des agents biochimiques dans des villes américaines.

Les autorités commencent dès lors à vouloir encadrer l’utilisation de telles “nanofabriques” et à interdire certaines manipulations moléculaires, au risque d’entraver la recherche scientifique. Les fabricants sont obligés d’utiliser des matériels aux fonctions bridées afin de contrôler la prolifération des nanos, et des communautés “underground” se multiplient afin de pouvoir continuer à créer leurs objets libres. A terme, les USA finissent par déployer, secrètement, un bouclier de défense nanotechnologique sur leur territoire, composé de “poussières intelligentes” et destiné à espionner l’ensemble de la population.

Un autre scénario se demande ce qu’il arriverait si les populations de pays du Moyen-Orient étaient décimées par des nano-drones, sans que l’on sache qui est à l’origine de l’attaque. A la manière de la prolifération nucléaire, les experts imaginent une dissémination d’armes fabriquées à l’échelle moléculaire. Ou comment les nanos, plutôt que de s’illustrer en matière de lutte contre la pauvreté ou le réchauffement climatique, déboucheraient sur une troisième guerre mondiale.

Jusqu’où pourra-t-on (dé)réguler les “fabriques” ?
Un autre scénario, plus économique, imagine que même vendues à quelques centaines de dollars, les premières imprimantes 3D ne peuvent concurrencer la main-d’oeuvre bon marché des pays asiatiques… jusqu’à ce que l’envolée du cours du pétrole et autres taxes carbone incitent finalement les gens à créer eux-mêmes leurs propres produits. Hackers et start-ups boosteraient ainsi l’ère de la “fabrique personnelle“, et des standards ouverts seraient adoptés pour faciliter l’interopérabilité des composants, à la manière de ce qui s’est passé pour l’internet.

Dans le même temps, la volonté de certains Etats d’encadrer et réguler les applications médicales de cette révolution entraînerait le développement d’un tourisme sanitaire avec des malades allant tester de nouveaux traitements expérimentaux dans des pays moins regardants.

Le problème pourrait être accentué en cas de “sainte coalition” des opposants aux nanos. L’un des scénarios imagine ainsi que, même si les scientifiques avançaient que l’impact positif des nanotechnologies sur le réchauffement climatique serait supérieur aux risques posés par les nanomatériaux, les anti-nanos, associés à des groupes de pression religieux, professionnels de santé et industriels “traditionnels” pourraient bloquer la R&D.

Des “fabriques” pour sauver le monde
La brevetabilité des molécules pourrait elle aussi sérieusement entraver le développement de telles technologies, ainsi que celui des pays pauvres. Qu’adviendrait-il en effet de ces pays qui, après avoir commencé à filtrer leur eau potable au moyen de nanofiltres, se verraient poursuivis en justice par des firmes américaines prétendant en posséder les brevets ?

Pour le CRN, le risque de fracture nanotechnologique entre riches possédants et pauvres utilisateurs pourrait entraîner une balkanisation du monde, et des conflits diplomatiques, économiques et sociaux.

Ne reculant devant aucun catastrophisme, l’un des scénarios envisage l’hypothèse que, du fait du réchauffement climatique -qui facilite la transmission à l’homme de maladies animales-, un virus décime 10% de la population chinoise. Les produits “made in China” ne connaissant plus de frontière, la maladie pourrait contaminer le monde entier, provoquant la mise sous quarantaine de la Chine, donc la chute du dollar et une crise économique mondiale.

Mais les populations profiteraient néanmoins des nanofabriques pour réapprendre à vivre localement, indépendamment des grands circuits marchands et mondialisés. L’ère de l’usine personnelle pourrait commencer et, un siècle et demi après la révolution industrielle, ramener la révolution à la maison.

Le CRN note cela dit que les politiques se demanderaient dès lors que faire d’un monde où les gens peuvent produire à peu près tout ce qu’ils veulent et où ils auraient beaucoup moins besoin des autres, ou en tout cas des industriels.



Le Nanologue
Rendus publics en décembre 2006, mais étonnament peu commentés, les trois scénarios du projet européen Nanologue essaient, quant à eux, d’échafauder des hypothèses plausibles afin d’aider les décideurs à trancher.

1. Survivre au désastre
Faute de régulation, le développement des nanos entraîne un accident environnemental et sanitaire majeur débouchant sur un ralentissement tout aussi majeur de la R&D, et une méfiance accrue de la population.

2. Discuter, co-réguler
Les systèmes de contrôle et de régulation sont bien en place et protègent les citoyens des risques sanitaires et sociaux, mais ralentissent d’autant la R&D, et la diffusion des nanotechnologies.

3. Progressons “ensemble”
Les apports des nanotechnologies aux secteurs (et aux problèmes) de l’énergie sont tels que le fossé se creuse entre les pays pauvres qui n’ont pas les moyens de s’en doter, et les pays développés.

Le Nanomètre
L’un des objets de ce projet était en effet d’élaborer un Nanomètre, sorte de baromètre destiné à aider les chercheurs et industriels à anticiper les risques auxquels ils pourraient être -ou seront- confrontés.

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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 21:09


Ken Teo et son équipe de l'université de Cambridge en Grande-Bretagne ont proposé une façon efficace et compacte de transmettre des signaux par satellite. Ils sont parvenus à utiliser un réseau de nanotubes de carbone pour produire un dispositif qui se substitue aux amplificateurs à micro-ondes conventionnels, lourds, encombrants et fonctionnant à température élevée. Cette nouvelle source électronique promet de révolutionner les télécommunications et les communications spatiales par satellite.

Les transmissions à longue distance font partie de notre vie dans les affaires, le divertissement ou juste pour garder le contact avec ses amis et sa famille. Particulièrement pour les régions éloignées, ceci est rendu possible grâce à des transmissions utilisant des émetteurs embarqués sur des satellites. Il y a en général 50 amplificateurs à micro-ondes à bord d'un satellite, pesant chacun environ un kilogramme et d'une taille d'environ 30 cm. Le kilogramme de charge utile pour envoyer des données dans l'espace coûte actuellement autour de 15.000 euros. Des économies substantielles seraient réalisée et des charges supplémentaires pourraient être lancées, si le poids et la taille des appareils micro-ondes pouvaient être réduits.

Les dispositifs d'amplification à micro-onde utilisés dans l'espace aujourd'hui sont basés sur la technologie de la "cathode

Les nanotubes de carbone sont des feuilles de graphite enroulées en forme de tube. Ces tubes ont des diamètres de l'ordre du nanomètre et des longueurs allant du micron au millimètre. Les nanotubes de carbone sont d'excellents conducteurs et ont une grande robustesse mécanique. Ken Toe et son équipe utilisent des nanotubes en pointes acérés et fortement conductrices. Les nanotubes sont ordonnés en grille, chacun de même taille et même diamètre. Cela ressemble à un tapis d'aiguilles à une échelle nanométrique. Quand les pointes sont soumises à un champ électrique, tel que celui généré par une onde électromagnétique, elles libèrent des électrons à leurs extrémités. En injectant des ondes de fréquences radio aux nanotubes, ceux-ci sont capables d'effectuer des cycles marche-arrêt à la fréquence de l'onde injectée et de produire ainsi un faisceau d'électrons à haute fréquence. Cela a été réalisé à 1,5GHz et plus récemment à 32GHz. Les fréquences supérieures à 30Ghz, où les canaux abondent, sont les liaisons du futur.

La nouvelle source à cathode froide est très différente des amplificateurs à cathode chaude conventionnels. Ceux-ci possèdent 4 parties: la source d'électron à 1000°C qui produit un flux continu d'électrons ; un étage d'entrée pour superposer le signal sur les électrons ; un étage de sortie pour retrouver le signal amplifié; et finalement un étage collecteur pour rattraper tous les électrons perdus. Ils sont encombrants, lourds, inefficaces et lents à monter en température.

En résumé les avantages de cette nouvelle source à nanotubes de carbone sont les suivants: Aucun chauffage n'est exigé et la source peut être commutée en marche-arrêt instantanément. La source et les étages d'entrée de l'amplificateur à micro-ondes sont combinés, ce qui induit une réduction de taille et de poids. Enfin, le principe lui-même est différent. Avec la source conventionnelle, les électrons du flux sont modulés en vitesse pour produire des groupes, et ce sont ces groupes qui sont extraits en tant que sortie utile. Avec la nouvelle source à nanotubes, les groupes d'électrons sont instantanément produits à la source.

Source et illustrations: Université de Cambridge

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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 15:10

Des chercheurs du Nano Machine Center à University of California à Los Angeles ont développé un nouveau type de nanosystème capable de piéger dans des mésopores des molécules pour le traitement du cancer et de les relâcher dans des cellules cancéreuses en réponse à un stimulus de lumière.

Ce système appelé "nanoimpeller" est le premier système contrôlé par la lumière capable d'agir dans des cellules vivantes. Les nanosystèmes mécaniques conçus pour capturer et relâcher des molécules en réponse à un stimulus font l'objet d'une activité de recherche croissante. Plusieurs équipes s'intéressent à développer un matériau photoactivé qui pourrait ainsi délivrer un médicament sous contrôle externe à un endroit et à un moment précis. Les nanosystèmes pour ce type d'applications doivent être constitués à la fois d'un contenant approprié et d'un composant mobile photoactivable qui permette de délivrer les charges du contenant.

L'équipe dirigée par Fuyuhiko Tamanoi et Jeffrey Zink au California NanoSystems Institute (CNSI) de UC Los Angeles vient de développer un nanosystème qui utilise du silicum mésoporeux (pores de 200nm de diamètre) pour le contenant et des dérivés azobenzène greffés à l'intérieur des pores comme partie mobile photo sensible. On sait en effet que ces composés ont la propriété d'évoluer entre deux configurations isomères Cis et Trans sous l'effet d'une irradiation lumineuse (photo-isomèrisation). Pour tester l'efficacité de ces "nanoimpellers" pour transporter et délivrer sous contrôle externe des agents thérapeutiques dans des cellules cancéreuses, les chercheurs ont chargé les mésopores du substrat avec des molécules pour traiter in vitro différents types de cellules humaines cancéreuses (cancer du colon et du pancréas). Après une période d'incubation dans le noir, les cellules ont été irradiées sous différentes longueurs d'onde et différentes puissances, permettant aux azobenzènes de changer de configuration et de relâcher ainsi les molécules au niveau des cellules malignes.


La microscopie confocale montre que les "nanoimpellers" peuvent être contrôlés à la fois par l'intensité de la lumière, sa longueur d'onde et le temps d'exposition, ce qui permet de délivrer des doses mesurées à des moments précis. Un contrôle précis de ces différents paramètres permet donc d'envisager l'administration de médicaments depuis ces mésopores dans des sites spécifiques et à des moments précis. D'après Tamanoi et Zink, ce système a des applications potentielles dans le traitement des cancers du colon et de l'estomac : le fait de pouvoir contrôler de l'extérieur la délivrance des agents thérapeutiques permet d'administrer des petites doses régulièrement et de profiter ainsi d'une meilleure efficacité des médicaments.

SOURCE :
 - Physorg.com, 1er Avril 2008 "UCLA researchers design nanomachine that kills cancer cells" - http://www.physorg.com/news126262935.html
- Small Time Online Edition du 31 Mars, "Light-Activated Nanoimpeller-Controlled Drug
Release in Cancer Cells", Jie Lu, Eunshil Choi, Fuyuhiko Tamanoi, Jeffrey I Zink


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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 14:44
Une équipe de chercheurs de l’Institut National des sciences des matériaux à l’université de Tsukuba, au Japon, a réussi à créer le plus petit ordinateur du monde composé de seulement 17 molécules.

Ce système fonctionne en parallèle, exécutant plusieurs instructions en même temps. Les composants utilisés sont des molécules de duroquinone, qui peuvent prendre quatre positions différentes. L’ordinateur lui-même est une espèce d’anneau, composé d’une molécule centrale et de 16 molécules à la périphérie.

Pour envoyer une instruction, on “titille” électriquement la molécule centrale via un microscope à effet tunnel. Cet appareil onéreux sert à observer l’infiniment petit, mais aussi, contrairement aux microscopes traditionnels, à le manipuler. Il est en effet doté d’une aiguille ultra-fine capable d’agir au niveau atomique. Une fois activée, la molécule centrale envoie son instruction simultanément aux 16 molécules périphériques (voir la vidéo de Msnbc qui explique le fonctionnement). Ce nano-ordinateur est donc capable de prendre 4^16 états différents, soit près de 4,3 milliards de combinaisons possibles (du moins en principe, car selon Physorg, certains états seraient trop instables).

Selon l’un des chercheurs, Anirban Bandyopadhyay, cette architecture particulière, dans laquelle un élément communique simultanément avec de nombreux autres, se retrouve dans le cerveau et dans le mode de fonctionnement des neurones.Les chercheurs ne se sont pas arrêtés là. Ils ont essayé de connecter leur petit ordinateur avec huit nanomachines, comme le plus petit ascenseur du monde, capable de s’élever ou de descendre d’un nanomètre. Ils ont ainsi pu vérifier qu’ils étaient capables de piloter des systèmes externes avec leur appareil.

Les applications, quoiqu’encore lointaines, sont alléchantes. Tout d’abord, il deviendrait possible de poursuivre la loi de Moore encore plus loin qu’on ne l’aurait cru possible : il suffit d’imaginer des millions de ces petits ordinateurs connectés en réseau ! Mais cette invention ouvre aussi des perspectives excitantes en médecine. On tient peut-être la “tête” des nanorobots, le centre de commandes qui permettra à ceux-ci d’accomplir leur mission thérapeutique au sein du corps humain. En cas de tumeur au cerveau, par exemple, on n’aurait plus besoin de recourir à la chirurgie. Il suffirait d’injecter dans le sang l’ordinateur central connecté à un groupe de nanomachines, lesquelles exécuteront alors un programme spécifique.Pour rendre cette découverte utilisable, des progrès restent pourtant à accomplir. Tout d’abord, l’usage d’un microscope à effet tunnel pour envoyer les instructions est trop lourd et trop coûteux. Lorsque des nanorobots circuleront dans un cerveau pour éliminer une tumeur, on ne pourra pas utiliser le microscope !

Les chercheurs cherchent donc des “activateurs chimiques”, telles des protéines, pour envoyer leurs instructions au nano-ordinateur. Une autre direction possible consiste à augmenter la puissance de l’ordinateur. Aujourd’hui, un anneau permet d’envoyer une instruction simultanée à 16 molécules. Si on transforme cet anneau en sphère, on pourra faire la même chose avec 1024 molécules. On pourrait donc générer 4^1024 combinaisons possibles !

 

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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 14:57

Dans ce film, nous allons découvrir le monde de la nanoscience, de la dimension d'un atome. Nous allons voir ce que les scientifiques ont mis au point pour explorer cette nouvelle réalité, l'ouverture infinie dans le domaine de la recherche et des applications pratiques.

Mais qu'entendons-nous par nanotechnologie? ...


Une vidéo proposée par European Commission Directorate General Research (FRANCE.
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 16:11
À la fin de juillet 2007, la Commission européenne a lancé une consultation sur la recherche responsable dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies.

La consultation s'inscrit dans le cadre du plan de la Commission qui entend faire signer aux États membres de l'UE un Code de conduite concernant ce domaine émergent de la science. La consultation s'adresse à une vaste gamme de personnes au sein de la société, depuis la communauté scientifique et l'industrie à la société civile, aux décideurs politiques, aux médias et au grand public.

«Les nanosciences et nanotechnologies ont le potentiel d'apporter croissance et emploi en Europe, c'est pourquoi leur développement et leur utilisation ne devraient pas être retardés, déséquilibrés ou laissés au hasard», a déclaré Janez Potocnik, commissaire européen chargé de la science et de la recherche. «Nous devons faire perdurer ces connaissances tout en étant conscients de l'intégralité des implications potentielles de ces nouveaux domaines scientifiques. Il nous faudra agir ouvertement et impliquer toutes les parties concernées.»

Le commissaire a également mis l'accent sur l'engagement de la Commission dans cette consultation à «développer le potentiel des nanosciences avec les garanties appropriées».

Les estimations relatives au potentiel du marché des produits nanotechnologiques varient, mais sont toutes très positives. En 2002, l'institut Mitsubishi a estimé la valeur du marché à 158 milliards de dollars CA d'ici 2010. En 2004, le groupe de recherche Lux avait prévu une valeur de marché s'élevant à 2,7 trillions de dollars CA d'ici 2014.

Si cette dernière prévision s'avère correcte, le marché de la nanoscience et de la nanotechnologie dépassera le marché des technologies de l'information et de la communication (TIC), et la taille du marché de la biotechnologie sera décuplée.

Cependant, les inquiétudes concernant la sécurité ont mis un frein à la recherche dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies. Les appréhensions principales concernent la capacité des nanoparticules à traverser les limites biologiques naturelles, et la perspective de connecter des créatures vivantes avec des matériaux et systèmes d'origine humaine.

Ces préoccupations ont conduit au développement d'un nouveau domaine de recherche : la gestion responsable et le contrôle des nanosciences. Cela implique l'éthique, la sécurité, l'environnement, les droits individuels et la protection de données personnelles.

Le Code de conduite comprendrait des principes de base sur lesquels pourront s’appuyer les développements futurs de la recherche dans le domaine des nanosciences. Il inviterait les signataires à s'engager dans une action concrète afin de garantir la mise au point sûre des nanotechnologies.


La consultation s'achèvera le 21 septembre prochain.
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 16:04
(Paris - Relaxnews) - Des scientifiques américains ont développé une pile électrique plus petite qu'un timbre poste et capable de fonctionner avec du sang ou de la sueur humaine. Ultra légère, et entièrement flexible, elle pourrait être utilisée dans divers champs d'application, comme la médecine ou l'électronique.

Basée sur la nanotechnologie, cette structure ressemble à un petit morceau de papier journal. Elle se compose à 90% de cellulose et à 10% de nanotubes de carbone agissant comme des électrodes pour transmettre le courant. Ces derniers utilisent des électrolytes naturels contenus dans la sueur, l'urine ou le sang humain pour générer de l'électricité.

Cette pile miniature peut être tordue ou enroulée sur elle-même sans perdre ses capacités. Très résistante, elle est capable de fonctionner jusqu'à une température de 148 degrés Celsius.

"La pile peut être utilisée pour alimenter de petits équipements comme les pacemakers sans introduire dans le corps des substances chimiques fortes, comme ceux que l'on trouve dans les batteries classiques" a expliqué Victor Pushparaj, chercheur au Rensselaer Polytechnic Institute et membre de l'équipe à l'origine de cette invention.

Outre le domaine médical, cette pile peut servir dans les appareils utilisant d'ordinaire des batteries au lithium (PC portables, baladeurs, téléphones mobiles, etc.). Elle peut également fonctionner comme super-condensateur pour stocker de l'électricité.

Dans une étude publiée lundi 13 août dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques précisent qu'il est possible d'empiler les piles les unes sur les autres afin d'accroître la capacité électrique du système.

Enfin, cette pile présente un intérêt écologique considérable. Comme le papier, elle est biodégradable, et, à l'inverse des piles classiques, ne contient aucun produit toxique dangereux pour l'environnement.

Source : www.pnas.org
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 11:12

Video 1 : Introduction to the Nano2hybrids nanotechnology project



Video 2 : Nano2hybrids - Ludovic Arnaud 1st video diary

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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 10:52
Video 1 : Une définition simple des Nanotechnologies (Ang)


Video 2 : La Nano Fabrication (Ang)


Video 3 : Voir le monde en tout petit (Fr)


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Par lylofu - Voir les 0 commentaires

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