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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /2007 10:52
Video 1 : Une définition simple des Nanotechnologies (Ang)


Video 2 : La Nano Fabrication (Ang)


Video 3 : Voir le monde en tout petit (Fr)


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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /2007 18:55
Le nouveau centre de recherche et d'enseignement interdisciplinaire JEOL Nanocentre de l'Université d'York a été inauguré officiellement fin avril 2007. L'ouverture du centre a été rendue possible par les financements apportés par l'Université d'York, la société JEOL, l'agence de développement régional Yorkshire Forward et l'Union Européenne. La nouvelle unité, hébergée dans un bâtiment spécialement construit sur le York Science Park, combine les ressources des départements de physique, de chimie et d'électronique de l'université. Elle est co-dirigée par le professeur Pratibha Gai, membre du département de chimie et titulaire de la chaire JEOL de microscopie électronique, et par le professeur Edward Boyes, membre des départements d'électronique et de physique. Des universitaires, travaillant au sein des départements de physique, de chimie et d'électronique, contribueront aux activités du Nanocentre et en bénéficieront. En particulier, seront incorporées au centre les activités existantes des départements de physique et d'électronique dans le domaine des mesures magnétiques et de l'étude des matériaux magnétiques, de l'analyse de surface (incluant l'optique ionique et électroniques), des études spécialisées des propriétés magnéto-optiques des matériaux, et des matériaux et dispositifs pour l'électronique de spin. Ces activités devraient mener à des travaux de recherche fondamentale, appliquée ou sur contrat pour les mesures magnétiques, le dépôt par pulvérisation, la croissance par épitaxie par jet moléculaire, la diffraction électronique et par rayons X, les mesures de magnétorésistance et la microscopie par effet tunnel.


Le Nanocentre héberge en fait cinq outils principaux :
- un microscope électronique à transmission à émission de champ et à très haute résolution (1 A), disposant de correcteurs d'aberration sphérique (Cs) pour les modes transmission et balayage. Il n'existe que quatre instruments de ce type dans le monde et celui installé à York, dans une enceinte spécialement construite, est le seul qui puisse être opéré à distance. A terme, il devrait également être possible de mener sur cette machine des études, dynamiques, en temps réel et in situ, de réactions chimiques, incluant l'accès à des états catalytiques métastables, dans des conditions "réalistes" et contrôlées d'atmosphère gazeuse et de température de spécimen (en effet, de façon générale, les analyses sont réalisées sous vide) ;
- un dispositif d'usinage par faisceau d'ions focalisé double faisceau (Dual Beam Focused Ion Beam miller, DBFIB) ;
- un microscope en champ proche conçu pour l'imagerie atomique et par force magnétique, et aussi pour des expériences sur platine chauffante ;
- un système de lithographie par faisceau d'électron/microscopie électronique à balayage à haute résolution disposant de capacités complètes de cartographie et de microanalyse chimique par analyse dispersive en énergie (EDX pour Energy Dispersive X-Ray) ;
- un microscope électronique à transmission à haute résolution (2 A) disposant d'une caméra CCD et d'un système de microanalyse chimique par EDX.

Le fonctionnement du Nanocentre sera surveillé par un comité de gestion présidé par le Pro-Vice Chancelier pour la recherche et incluant les directeurs des départements de physique, d'électronique, de chimie, le co-ordinateur académique et les co-directeurs du centre. Un comité consultatif industriel a par ailleurs été établi pour participer aux opérations et à la gestion du Nanocentre, pour conseiller sur les politiques et pour assister au développement d'une interface dynamique avec l'industrie.

L'Université d'York consacre au projet un investissement conséquent sur le long terme, notamment pour l'achat de matériel, la construction d'un nouveau bâtiment, les coûts de départ et les nouveaux postes associés aux départements de physique, de chimie et d'électronique. L'investissement total de l'université devrait être de l'ordre de 5,5 millions de livres (environ 8,2 millions d'euros) sur cinq ans. JEOL, en tant que sponsor du centre, apportera au moins 1,05 million de livres (environ 1,6 million d'euros) sur la même période . Enfin, le soutien financier apporté par Yorkshire Forward et par l'Union Européenne devrait se monter à un total de 1,65 million de livres (environ 2,5 millions d'euros).

Le nouveau centre est caractérisé par le fait que l'Université d'York n'a pas d'histoire de recherche dans ce domaine. Selon Mike Hepburn, directeur général de JEOL UK : "Nous nous impliquons dans un nombre limité de ces projets, et sommes ravis de travailler avec l'Université d'York ainsi qu'avec le professeur Gai et le professeur Boyes. Le centre est unique en ce que, bien qu'York n'ait pas d'histoire de recherche dans ce domaine, ce centre a été créé à partir de presque rien pour rivaliser avec des instituts sur la scène internationale".

Source :     - JEOL UK, http://www.jeoluk.com/NewsDetails.aspx?news=16
                    - The York JEOL Nanocentre, http://www-users.york.ac.uk/~phys500/

Rédacteur : Dr Anne Prost

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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 13:51

Des chercheurs américains ont trouvé un moyen de contrôler la couleur grâce aux champs magnétiques. Une découvertz faite par les experts en nanotechnologie de l'universuté de Californie, Riverside (UCR), pourrait ouvrir la voie à la production de papier électronique ré-inscriptible et d’encre à changement de couleur électromagnétique.

Les scientifiques ont démontré un moyen de contrôler la couleur d’infimes particules d’oxyde de fer en suspension dans l’eau par simple application d’un champ magnétique externe.

La variation de la force du champ magnétique permet de modifier la disposition des particules sphériques d’oxyde de fer dans la solution, ce qui modifie la manière dont la lumière frappant les particules traverse ou est déviée par la solution.

"Il s’agit essentiellement de concevoir la structure de nanoparticules d’oxyde de fer par synthèse chimique de telle sorte que ces nanoparticules s’assemblent d’elles-mêmes en cristaux colloïdaux ordonnés selon un plan tri-dimensionnel dans un champ magnétique", explique Yadong Yin, professeur adjoint de chimie et directeur de recherche. "En réfléchissant la lumière, ces cristaux photoniques révèlent des couleurs brillantes. Notre recherche démontre pour la première fois un cristal photonique qui soit entièrement adaptable dans la plage visible du spectre électromagnétique du violet au rouge. "

Yadong Yin explique qu’un cristal photonique contrôle le flux de lumière (photons) et fonctionne comme un semiconducteur pour la lumière. L’espacement des nanoparticules influence la longueur d’onde de lumière réfléchie par un cristal photonique.

Les nano-particules d’oxyde de fer ont des propriétés "superparamagnétiques" en ce sens qu’elles deviennent magnétiques uniquement en présence d’un champ magnétique externe.

Les matériaux dits "ferromagnétiques" se magnétisent quant à eux dans un champ magnétique et conservent ces propriétés lorsque le champ magnétique est retiré.

Les chercheurs ont utilisé les propriétés superparamagnétiques des particules d’oxyde de fer pour adapter l’espacement entre les nanoparticules et par conséquent la longueur d’onde de la réflexion lumineuse, ou la couleur des cristaux colloïdaux, en modulant la force du champ magnétique externe.
 

Source : journal Angewandte Chemie International Edition.

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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 13:42
Les techniques qui permettent d'introduire des éléments à l'intérieur de cellules jouent un rôle important en biologie cellulaire et les chercheurs s'attachent à les miniaturiser de plus en plus afin d'étudier le comportement des cellules sans les endommager. Une équipe de scientifiques de Berkeley de l'Université de Californie et du Lawrence Berkeley National Laboratory vient de proposer une méthode permettant d'injecter de manière contrôlée des nanoparticules fluorescentes dans des cellules vivantes.


Le "nanoinjecteur" réalisé par les chercheurs est constitué d'un nanotube de carbone multiparois à la surface duquel ont été accrochés les nano-objets à introduire dans la cellule, ici des complexes steptavidine - "quantum dots". Ces complexes sont greffés sur le nanotube par l'intermédiaire d'une molécule liante portant une extrémité pyrène qui se lie fortement à la surface du nanotube et l'autre moitié biotine qui s'associe à la steptavidine, les deux parties étant séparées par une liaison disulfure.

Le nanotube est fixé à l'extrémité de la pointe d'un microscope à force atomique (AFM), et il est donc possible de le déplacer avec une grande précision : on dispose ainsi d'une nano aiguille qui permet de traverser la membrane cellulaire. Après pénétration du nanotube dans la cellule, l'environnement réducteur du cytosol permet de casser la molécule liante au niveau de la liaison disulfure et de libérer ainsi les quantum dots.

Les expériences réalisées sur des cellules cancéreuses ont permis d'étudier la dynamique de diffusion des quantum dots injectés dans le cytosol. Elles montrent par ailleurs que ni la cellule, ni la membrane ne paraissent endommagées par la pénétration du nanotube. Cette technique est très intéressante car le nanoinjecteur peut également libérer d'autres éléments tels que des ADN, ARN, polymères et bactéries.

Source : http://www.pnas.org/cgi/content/short/104/20/8218

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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 09:54
Des chercheurs de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN / CNRS – Universités Lille 1 et Valenciennes, Institut supérieur de l'électronique et du numérique) et du Service de Physique de l'Etat Condensé du CEA sont parvenus à réaliser des transistors à partir de nanotubes de carbone sur substrat de silicium. Ces transistors, principalement utilisés comme interrupteur commandé, atteignent des fréquences de coupure de 30 GHz(1), ce qui améliore d'un facteur 4 le dernier record obtenu par les mêmes équipes en août 2006. Ce résultat ouvre de nouvelles perspectives pour les applications grand public nécessitant des fréquences de fonctionnement élevées.

L'électronique moléculaire a pour objectif de développer des composants fondés sur différents types de nano-objets et des systèmes pour le traitement de l'information. C'est ce type de technologie qui est, par exemple, utilisé pour des systèmes d'affichage tels que le papier électronique. Pour réaliser les composants élémentaires, on utilise généralement des éléments organiques, comme les polymères, qui sont déposés sur les surfaces par des procédés simples, identiques aux techniques d'impression papier (jet d'encre). Cependant ces matériaux sont dotés d'une faible mobilité électronique, ce qui limite en fréquence le transport du courant, donc la fréquence de commutation de chaque transistor élémentaire, et restreint les applications de cette technologie. Les nanotubes de carbone sont, quant à eux, caractérisés par une grande mobilité électronique, compatible avec des applications en électronique rapide ; ils peuvent également être déposés par des procédés technologiques peu coûteux.

 

Des chercheurs de l'IEMN et du CEA soutenus par le projet « PNANO HF-CNT » de l'Agence nationale de la recherche, ont utilisé une technique appelée « di-électrophorèse » pour obtenir un dépôt uniforme d'un grand nombre de nanotubes alignés. Ils sont parvenus à réaliser des transistors à base de nanotubes de carbone sur substrat de silicium atteignant des fréquences de coupure de 30 GHz. Ce résultat améliore d'un facteur 4 le dernier record obtenu par les mêmes équipes en août 2006. Ce procédé d'élaboration mis en œuvre s'effectue à température ambiante, ce qui le rend aussi totalement compatible avec les autres substrats à faible coût (verre, plastique…) et ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les applications grand public nécessitant des fréquences de fonctionnement élevées.


Références : Applied Physics Letters, A. Le Louarn et al, Appl. Phys. Lett. 90, 233108, juin 2007.

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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 09:48


Qui n'a pas déjà entendu parler des nanotechnologies et de leurs propriétés extraordinaires ? On en trouve déjà les premiers produits dans le commerce : une raquette de tennis ultrarésistante en nanotubes de carbone, des crèmes solaires sans traces blanches, des pneus capables de réduire la consommation de carburant des voitures tout en ayant une durée de vie comparable à celle des pneus ordinaires. D'autres sont également en test, comme des blocs de béton capables de purifier l'air. Et pour demain, on nous promet un laboratoire d'analyse médicale entier dans une micropuce électronique, des capsules capables de conduire les médicaments dans le corps jusqu'à leur cible. On parle déjà d'une convergence NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l'Information et sciences Cognitives) dont les applications seraient très prometteuses tandis que des nanorobots font leurs premiers pas dans des laboratoires de recherche. Encore confidentiel en janvier 2006, le thème des nanotechnologies s'est considérablement ouvert au grand public au court de l'année. Peut-être alors avez-vous également entendu parler des risques qui accompagnent ces technologies et qui font craindre aux industriels un rejet similaire à celui des OGM. Ainsi, les nanotubes pourraient représenter une menace sur la santé de type amiante et l'on s'inquiète (un euphémisme) du manque d'études toxicologiques visant à lever cette incertitude. Les nanotechnologies ravivent aussi des questions éthiques à propos des libertés individuelles, du droit de modifier le corps humain...
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /2007 12:34

À l'heure actuelle, les nanotechnologies ne contribuent pas de façon exceptionnelle à accroître la substitution des substances dangereuses par des substances plus sûres. Cependant, les experts restent confiants qu'une telle utilisation de ces nanotechnologies pourrait être envisageable à l'avenir.

Ces deux messages découlent d'une étude effectuée par le STOA (Scientific Technology Options Assessment), le comité d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Parlement européen, sur le rôle de la nanotechnologie dans la substitution des produits chimiques.

L'objectif du projet était de fournir une vue d'ensemble de l'utilisation actuelle des nanotechnologies pour remplacer les substances chimiques dangereuses, en vue d'identifier de nouvelles applications des nanotechnologies pouvant être utilisées pour réduire les dangers liés aux substances dangereuses.

Les chercheurs ont effectué une analyse documentaire approfondie, et se sont également longuement concertés avec des experts, au niveau individuel mais également par l'intermédiaire d'un atelier organisé au sein du Parlement européen.

L'étude réalisée par le STOA s'est avérée unique en son genre. En effet, la recherche concernant le potentiel des nanotechnologies pour la substitution de substances chimiques dangereuses ne fait pas l'objet d'une grande attention.

Gardant cela à l'esprit, les auteurs recommandent qu'à l'avenir, des ateliers soient organisés, afin de combler le fossé entre la science et l'industrie. Par ailleurs, des études de cas détaillées et fondées sur des analyses de cycles de vie intégraux sont nécessaires.

Les nanotechnologies ont déjà fait une percée importante en tant que substituts aux substances chimiques dangereuses sur deux marchés: les revêtements et les catalyseurs. Les surfaces antiadhésives des revêtements résistent à tout ce qui pourrait adhérer sur celles-ci, la saleté par exemple. Ces dernières possèdent également des propriétés biocides qui empêchent les organismes vivants de se coller sur elles.

Les nanoparticules sont également largement utilisées dans les catalyseurs. Cependant, les auteurs notent que la recherche dans ce domaine avait déjà été effectuée à l'échelle nano. Ainsi, il est difficile de déterminer la mesure dans laquelle les développements futurs pourront être attribués aux nanotechnologies.

Cependant, en général, les nanotechnologies agissent très progressivement sur l'environnement et la performance en matière de sécurité, dans un large éventail de domaines et de diverses manières, soulignent les auteurs.

«À l'heure actuelle, les nanotechnologies et concepts nanotechnologiques offrent diverses améliorations progressives de la composition des matériaux de base, des revêtements ou des produits existants», lit-on dans le rapport. «Ces améliorations vont dans plusieurs directions, et visent souvent à améliorer plusieurs propriétés en même temps». Du point de vue de la substitution, les approches nanotechnologiques ne mènent pas toujours à un remplacement immédiat d'une substance dangereuse, mais peuvent en général conduire à la mise en oeuvre d'un produit ou d'un processus plus respectueux de l'environnement».



Source : Comité d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (STOA) du Parlement européen

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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 15:17
NanoMission et ses jeux donne les moyens aux adolescents et à ceux qui le sont restés de comprendre les nanotechnologies et l'éventail de leurs applications.
 
NanoImaging, NanoScaling et NanoMedecine. Telles sont les trois modules de jeu qui sont offerts au téléchargement sur le site anglophone NanoMission.org. Mais contrairement aux jeux classiques, le trio a une vocation pédagogique. Un mélange ludico-culturel que l'on trouve dans le grand public avec Nintendo ou dans les entreprises avec les "serious games". Dans le premier module, NanoImaging, le joueur doit identifier une algue génétiquement modifiée qui empoisonne les lacs.
 
Le microscope est l'arme fatale
 
L'arme: un microscope électronique à balayage (MEB). Le but: trouver des antidotes à ces micro-organismes. Vient ensuite NanoScaling, qui permet de maîtriser les échelles, scale en anglais - propres aux nanotechnologie. Le joueur n'a qu'à utiliser sa souris pour passer de différents organismes ou éléments -atome d'hydrogène, bactérie ou éléphant - et comparer leur taille. Arrive enfin NanoMedecine. Les concepteurs ont fait ce choix car, de leur point de vue, la médecine est une des applications clef des nanotechnologies.
 

Dassault Systèmes est encore de la partie
 
Un des avantages de ces techniques est de pouvoir camoufler des composants actifs au sein de transporteurs "naturels" (vésicules, liposomes), qui les amèneront à destination sans éveiller les soupçons du système immunitaire. Le programme a été développé par PlayGen en collaboration avec FEI Company (fabricant de MEB) et de Dassault Systèmes, pour ses outils de modélisation 3D VirTools. Malheureusement, seuls les possesseurs d'ordinateurs sous Windows (de 98 à XP) ou d'émulateurs pourront s'entraîner.



 Source : Atelier groupe BNP Paribas
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 15:57


Nanoforum, le réseau thématique financé par l'UE au titre du cinquième programme-cadre (5e PC), a identifié trois enjeux clés pour le développement de la nanotechnologie en Europe: un niveau faible d'investissement en capital risque, de faibles taux de brevetages, et un faible investissement de la part de l'industrie.

Selon le rapport de Nanoforum, la première priorité consiste à accroître la proportion très faible (seulement 3,5%) du capital risque investi en Europe dans la nanotechnologie mondiale.

Bien que le financement public soit comparable à celui des États-Unis, il semblerait que l'Europe soit très en retard sur le nombre de brevets accordés dans le domaine de la nanotechnologie. L'investissement industriel dans les nanotechnologies ne représente également que la moitié de celui des États-Unis et du Japon.

Pour les auteurs du rapport, le niveau bas de capital risque est en partie dû au manque d'objectifs adéquats en matière d'investissement. Les entreprises manquent de modèles d'affaires ciblés, d'expérience commerciale, et de stratégies de sortie. Les sources de financement publiques pourraient sans doute prendre la place du capital risque. Cependant, les entreprises perdraient ensuite d'autres bénéfices offerts par les investisseurs, tels que la sensibilisation en profondeur et les réseaux dans le secteur de l'industrie.

La faible productivité de brevets est considérée comme une conséquence de la difficulté à identifier le potentiel commercial de la recherche. L'une des explications à ce phénomène est que la recherche ne s'aligne pas toujours avec les besoins de l'industrie. Cela pourrait être le résultat d'un manque de motivation (les publications étant beaucoup plus appréciées) et de capacité à faire breveter les produits.

Quant au faible investissement industriel, bien que l'Europe dispose de «leaders mondiaux» dans le domaine de la nanotechnologie, le rapport note une incapacité à activer un intérêt industriel plus vaste: une entreprise envisageant un investissement dans le développement de la nanotechnologie pourrait en être dissuadé par les défis évidents (questions concernant l'augmentation progressive de la production, la santé et la sécurité), si elle ne comprend pas les opportunités évidentes que représente la nanotechnologie.

Selon le rapport, une seule solution est commune à ces trois défis. Ses auteurs affirment que le financement public pour le développement de la nanotechnologie doit encourager un financement plus vaste de la part des sources privées. Mais, à cette fin, doit être développée une compréhension des problèmes industriels ou du consommateur, qui doit ensuite être transmise à la recherche et au développement (R&D).

Cela peut se faire de plusieurs façons. La création d'une feuille de route axée sur la technologie pourrait être améliorée par les «visions» axées sur l'industrie, qui représentent de vrais enjeux industriels. La priorité de financement pourrait également être accordée à des projets faisant face à ces défis, et qui mettent en contact les participants des milieux universitaire et industriel.

Par ailleurs, les chercheurs devraient être incités à produire des brevets, ainsi que des publications. Les universités devraient également travailler sur leur capacité à évaluer rapidement la valeur d'un brevet potentiel (une fois de plus, la compréhension des problèmes qui demeurent irrésolus faciliterait le processus).

Finalement, la vaste gamme d'industrie européenne n'ayant pas encore été «activée» devrait également s'atteler à comprendre les opportunités que représente la nanotechnologie, et à identifier les partenaires avec lesquels la collaboration est nécessaire afin de tirer profit de ces opportunités.


Pour de plus amples informations, consulter:
http://www.nanoforum.org/nf06~folder~0~modul~showmore~scc~news~.html?


Source : Nanoforum
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /2007 10:23


Vous êtes-vous déjà demandés comment se passe un vrai projet scientifique? Souhaitez-vous découvrir la façon dont les chercheurs travaillent dans un laboratoire de recherche? Dans ce cas, le projet nano2hybrids devrait satisfaire votre curiosité.

Au cours des trois prochaines années, les scientifiques participant au projet nano2hybrids financé par l'UE innoveront sur de nombreux points dans les domaines de la chimie et de la communication.

La principale action d'information des chercheurs consistera à révéler quotidiennement les progrès de leur recherche, par le biais de vidéos sur leurs essais et tribulations sur leur site web, et également sur le site très prisé de partage de vidéos, YouTube. Le consortium, composé de 15 scientifiques, pourra ainsi montrer au grand public ce dont la science est vraiment faite. De plus, la nouvelle génération se sentira peut-être plus attirée par une carrière scientifique.

L'idée principale du projet est d'utiliser une technique innovante de plasma pour modifier la surface des nanotubes de carbone, et pour construire des structures métalliques de quelques atomes à ajouter sur la surface des tubes. Ces matériaux hybrides de nanotubes métalliques pourraient avoir un potentiel énorme pour une utilisation dans les capteurs de gaz.

D'après une estimation, des millions de ces nanotubes pourraient être transformés en une pâte, qui serait ensuite étalée en fines couches sur les électrodes imprimées sur un petit carré de plastique. Les scientifiques affirment pouvoir développer ce procédé en l'un des dispositifs les plus petits, les moins coûteux et les plus sensibles qui soit. Il pourrait détecter toutes sortes de gaz, du plus dangereux au plus commun. Le dispositif mis en oeuvre pourrait ensuite être commercialisé par le partenaire privé impliqué dans le projet.

Dans ce projet hors du commun, les scientifiques, chacun doté de sa propre caméra, visent à entraîner le grand public dans leur voyage scientifique, et à partager l'expérience que représente la science.

Les participants au projet ont fait équipe avec le Vega Science Trust, réputé pour sa création de films scientifiques. Le Trust a, à son tour, présenté les partenaires du projet à Ed Goldwyn, le premier producteur ayant réalisé des documentaires vidéo sur la BBC (British Broadcasting Corporation).

«Nous espérons sincèrement ouvrir le dialogue par l'intermédiaire du site web», déclare Chris Ewels, coordinateur en communication scientifique du projet nano2hybrids.
«Le site web est une expérience parallèle aux autres expériences scientifiques. Divers partenaires du projet ont des idées bien différentes des personnes avec lesquelles ils/elles souhaitent communiquer», a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, les scientifiques impliqués dans le projet ont publié 16 vidéos sur YouTube, consultées par plus de 1000 personnes. Les enregistrements sont également disponibles sur le site web du projet.

Bien que le contenu scientifique de haute qualité disponible sur YouTube soit encore limité, le projet nano2hybrids pourrait contribuer à faire basculer cette tendance.

Pour de plus amples informations, consulter:


http://www.nano2hybrids.net/index.php
http://www.youtube.com/results?search_query=nano2hybrids
http://cordis.europa.eu/nanotechnology/


Source : Consortium du projet nano2hybrids et Société américaine de chimie

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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /2007 14:31


une réflexion de Louis Laurent et Jean-Claude Petit du Département de recherche sur l'état condensé, les atomes et les molécules.

Introduction :
 

La fin du vingtième siècle a été marquée par une évolution scientifique et technologique majeure dont nous commençons seulement à entrevoir les conséquences incalculables. En effet, la compréhension à l’échelle atomique des propriétés de la matière, les progrès considérables obtenus grâce à l’approche moléculaire du  fonctionnement du vivant et, simultanément, l’essor du traitement de l’information ont conduit à une unification croissante des sciences de l’état condensé (physique, chimie, biologie), à l’échelle du nanomètre, pour former ce qu’on appelle désormais les
nanosciences. Ce mouvement est souvent daté de la fin de 1959, date du discours fondateur de Richard Feynman « There is plenty of room at the bottom » à la réunion annuelle de l'American Physical Society au Caltech (USA) (réf. Feynman, 1959). Plus que l’émergence d’une véritable discipline nouvelle on peut considérer les nanosciences comme le résultat de la convergence de différentes disciplines au niveau (supra)moléculaire voire

une façon de revisiter des questions anciennes. On peut imaginer une synergie ultérieure de ces disciplines avec la science de la complexité, étape manquante pour passer de l’objet nanométrique bien maîtrisé à des systèmes beaucoup plus «riches » à l’image de ce que fait la nature avec les
cellules ou le cerveau.  Par ailleurs, tiré par de nouvelles applications toujours plus nombreuses, le monde de la technologie subit une évolution similaire. Dans les années 1990, on prend conscience du potentiel des applications croisées entre la microélectronique, la biologie et les technologies de l’information   ...


Source : Drecam
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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /2007 14:05


Une étude de la Commission européenne consacrée à l’essor économique des nanotechnologies, révèle que celles-ci pourraient bien supplanter les biotechnologies et être aussi génératrices de profits que les technologies de l’information et de la communication (TIC). Les auteurs du document recoupent les études menées sur l’essor économique des nanotechnologies, en évaluent les conclusions et cherchent à localiser les secteurs présentant le plus fort potentiel économique. Ils dressent également une comparaison entre l’Europe et ses concurrents dans le secteur des nanotechnologies.

Cette étude identifie les produits optimisés à l’échelle nanométrique comme le secteur appelé à dominer le marché dans l’avenir. « Les estimations portant sur l’ensemble du secteur de la nanoélectronique s’établissent à environ 226 milliards d’euros pour 2015 (contre 40 milliards d’euros en 2006) et couvrent les semi-conducteurs, les ultracondensateurs, le nanostockage et les nanocapteurs. Ce rapport prévoit également une croissance substantielle du côté des nanomatériaux, et notamment des nanoparticules, nanorevêtements et nanostructures latérales. Le marché de l’administration médicamenteuse optimisée à l’échelle nanométrique devrait également croître de 50 % annuellement jusqu’en 2012.

Cependant, comme l’expliquent les auteurs du document, aucune de ces projections ne prend en compte l’adhésion du public à l’égard des nanotechnologies. « L’expérience montre qu’il convient de prendre en considération les attentes et craintes des citoyens, ainsi que leur perception des risques et des bénéfices, étant donné qu’elles ont un important impact sur l’approbation de ces nouvelles technologies par le marché et peuvent décider de leur succès ou de leur échec commercial », peut-on lire dans le document.

L’aversion des consommateurs pour les nanotechnologies ne doit cependant pas être surestimée, comme le montre clairement une enquête dirigée par Steven Currall, professeur de management au London University College, publiée dans la revue Nature Nanotechnology. L’étude, qui s’appuie sur les réponses de 5 500 questionnaires, est la plus importante jamais réalisée sur la question. Cette étude montre que les consommateurs sont tout à fait prêts à recourir aux nanotechnologies, y compris dans le cas où celles-ci seraient contenues dans des cosmétiques et des médicaments, tant qu’ils sont certains d’en retirer des bénéfices (praticité, coût, santé...). Et « plus les bénéfices potentiels sont importants, plus les consommateurs sont prêts à tolérer les risques », constate Currall.

Il est toutefois absolument nécessaire que l’Etat et les scientifiques multiplient les initiatives et les instances de concertation et d’information pour désamorcer les peurs et les hostilités souvent de nature irrationnelle que peuvent susciter les nanotechnologies.

Si le grand public comprend et accepte le développement des nanotechnologies, celles-ci sont susceptibles de créer de nombreux emplois, souligne cette étude. « À la différence des biotechnologies, la plupart de ces entreprises de "nanotech" opéreront dans des secteurs où la taille compte moins que la R & D, la production ou la commercialisation. Une fois leur percée technologique accomplie, elles ne seront pas forcément condamnées à être rachetées par une entreprise plus importante », souligne le rapport.

Il reste qu’en matière de financement, l’Europe est devancée par ses concurrents, principalement en raison de la faiblesse des investissements consentis par le secteur privé. Le financement public soutient en revanche la comparaison par rapport à ce qui se fait ailleurs. L’Europe doit par ailleurs observer les évolutions dans des pays comme la Chine, l’Inde et la Russie. L’avenir de l’Europe dépendra donc, dans une large mesure, de son excellence scientifique et de sa capacité à retenir la meilleure main-d’oeuvre et les meilleurs spécialistes en nanotechnologies, ainsi qu’à mettre en place des infrastructures compétitives.

Parmi les dernières applications en date, dans le cadre du projet CANVAD, les chercheurs sont parvenus à développer au niveau nanolitographique des nanotubes alignés, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles possibilités dans le domaine des télécommunications au sol et par satellite.

Aux Etats-Unis, John Rogers, professeur de chimie de l’Illinois, a développé une technique d’impression qui leur permet de combiner une grande variété de nanostructures, telles que des nanotubes de carbone. Cette technologie peu onéreuse permet de créer des dispositifs optiques et électroniques multicouches et à rendement élevé. Elle ouvre également la voie vers une nanoélectronique souple.

En biologie, les nanovecteurs et nanoparticules (de silice, d’or ou d’oxyde de fer) ouvrent également de grands espoirs, notamment dans la lutte contre le cancer. En outre, dans un rapport passionnant rapport de prospective consacré aux applications médicales des nanotechnologies, les meilleurs experts de ce domaine envisagent très sérieusement pour 2025 la possibilité d’injecter dans le corps humain des nanosystèmes autonomes qui pourront à la fois analyser et diagnostiquer les anomalies au niveau cellulaire puis élaborer et délivrer les nanothérapies nécessaires à la guérison des malades.

Ces prévisions viennent d’être étayées par deux présentations soutenues dans le cadre de la conférence 2007 "NSTI Nanotech" à Santa Clara (Californie, USA). Des chercheurs ont présenté les résultats de leurs recherches de pointe qui montrent que les nanotechnologies peuvent favoriser la régénération de cellules nerveuses. La première méthode, développée à l’Université de Miami, utilise des nanoparticules magnétiques (MNPs) afin de créer une tension mécanique stimulant la croissance et l’élongation des axones au niveau des neurones.La seconde méthode proposée par l’Université de Californie, utilise des nanofibres alignées contenant un ou plusieurs facteurs de croissance et servant de matrice bioactive pour la croissance des cellules nerveuses. Les chercheurs californiens ont développé une technologie qui permet de déposer des nanofibres alignées dans la même direction et de les rendre bioactives par l’ajout de facteurs de croissance. Ils sont parvenus par cette méthode, à faire croître de 4 millimètres en 5 jours des neurones de rat en culture le long de cette matrice !

Ces recherches, bien qu’à un stade préliminaire, confirment les potentialités extraordinaires de la nanomédecine et ouvrent des perspectives thérapeutiques tout à fait nouvelles dans le traitement de lésions cérébrales et de maladies neurodégénératives graves face auxquelles la médecine reste pour l’instant désarmée.

On le voit, à l’approche du cinquantenaire du discours historique de Feynman en 1959, les nanotechnologies sont déjà en train de révolutionner l’ensemble des domaines de connaissances scientifiques et techniques. Dans moins de 20 ans, ces technologies de l’infiniment petit auront transformé notre monde et notre vie quotidienne à un point que nous pouvons à peine imaginer aujourd’hui. Souhaitons que la France se donne, au cours de la prochaine législature, les moyens de rester dans cette compétition économique, technologique mais aussi politique majeure qui déterminera le rang et la puissance des nations à l’horizon 2025.

 

Rapport de la commission europeenne


Source : René Trégouët

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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 10:01


Sa première réunion a porté sur l'incidence de cette technologie, sur la coopération et sur l'information du public.

Washington - Divers pays du monde consacrent quelque 4 milliards de dollars par an à la recherche sur la nanotechnologie, technologie de pointe qui porte sur les objets à l'échelle moléculaire ou atomique. Le Japon, la Chine, la Corée du Sud et plusieurs États membres de l'Union européenne ont fait de la recherche-développement dans ce domaine une question prioritaire.

La première réunion officielle du groupe de travail sur la nanotechnologie qui s'est tenue les 8 et 9 mai à Louvain (Belgique) et qui a porté sur la coopération en matière de recherche, sur l'incidence de cette technologie et sur l'information du public illustre l'importance croissante de ce domaine. Une cinquantaine de délégués de 24 pays et organismes y ont assisté.

Proposé par la délégation des États-Unis pendant une réunion en octobre 2005 à Paris, ce groupe de travail a été formé en mars dernier par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il fait partie du Comité de la politique scientifique et technologique, dont le champ d'action comprend le financement de la recherche, l'innovation, le droit de la propriété intellectuelle et la coopération internationale dans le domaine scientifique.

Le groupe de travail a pour mission de conseiller l'OCDE sur les questions relatives à la nanotechnologie et d'encourager la coopération entre les pays participants en ce qui concerne les questions relatives à la science, à la technologie et à l'innovation qui ont un lien avec la mise au point de nanotechnologies. Selon un physicien du service de la technologie spatiale et avancée du département d'État, M. Robert Rudnitsky, le programme de travail porte sur les activités suivantes :

- étudier l'incidence de la nanotechnologie,
- encourager la recherche et la coopération dans ce domaine entre les États membres de l'OCDE et d'autres États,
- mettre en place un forum de discussion entre responsables,
- enfin, informer le public.

M. Rudnitsky a indiqué, lors de l'entretien qu'il accordé récemment à l'USINFO, que le nouveau groupe de travail chercherait aussi à faire participer à ses travaux des pays qui ne sont pas membres de l'OCDE. Certains de ces derniers mettent en œuvre activement des programmes dans ce domaine ou en élaborent actuellement, et il importe qu'ils participent à ces travaux. L'Afrique du Sud, Israël et la Russie y participent déjà, et parmi les autres pays qui se sont dotés de programmes importants figurent le Brésil, la Chine et l'Inde.

La nanotechnologie

La nanotechnologie permet de voir, de mesurer, de manipuler et de fabriquer des objets d'une dimension extrêmement petite allant de 1 à 100 nanomètres. Un nanomètre égale un milliardième de mètre. C'est ainsi que l'épaisseur d'une feuille de papier est d'environ 100.000 nanomètres.

À l'échelle nanométrique, les propriétés physiques, chimiques et biologiques des matières sont différentes d'une façon fondamentale et utile des propriétés des atomes et des molécules individuels ou de la matière brute. La recherche- développement dans ce domaine aide les chercheurs et les ingénieurs à créer des matières, des dispositifs et des systèmes fondés sur ces nouvelles propriétés.

Des applications sont mises au point dans presque tous les secteurs, notamment l'électronique et le magnétisme, la production d'électricité et son stockage, l'informatique, l'élaboration de matières, les transports, la médecine et la santé.

Certains produits de consommation, tels que les produits de beauté, les crèmes solaires, les tissus antitache, le matériel de sport et les verres des lunettes, incorporent déjà des éléments de nanotechnologie.

Information du public

Lors de sa réunion à Louvain, le groupe de travail sur la nanotechnologie a organisé un atelier destiné à présenter les diverses méthodes d'enseignement de la nanoscience et d'information du public.

La centaine de participants à cet atelier, qui représentaient 24 pays, comprenaient des spécialistes de la communication du secteur public, de musées et de centres scientifiques, des responsables, des journalistes et des délégués du groupe de travail.

Les présentateurs de l'atelier représentaient divers organismes de vulgarisation scientifique, notamment des musées scientifiques, des universités, des laboratoires de recherche, des sociétés spécialisées, des médias et des organismes publics.

Selon une responsable de l'Office national de coordination en matière de nanotechnologie des États-Unis, Mme Cate Alexander, « ce que les gens ont besoin de savoir, c'est que la nanotechnologie est un instrument qui servira à créer de nombreux produits avantageux dans les années à venir (…) Elle est utilisée dans de nombreux domaines de recherche, qu'il s'agisse de la science des matériaux, de la réparation des dommages causés à l'environnement, de l'énergie non polluante et de la médecine. »

Quant à M. Rudnitsky, il a indiqué que les États-Unis avaient lancé leur initiative nationale en 2001 et que de nombreux autres pays avaient lancé la leur quelques mois plus tard. « En fait, c'était comme le déclenchement dans le monde d'un pistolet de départ. Nous avons dirigé le projecteur sur ce domaine car nous pensons qu'il offre de nombreuses possibilités, et le reste du monde semble s'en être rendu compte. »

Source : Cheryl Pellerin / Rédactrice de l'USINFO

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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /2007 15:49
A carbon nanotube bundle before (left) and after (right) densification.

Le problème des interconnexions devient un facteur de plus en plus pénalisant pour l'augmentation de la densité d'intégration des circuits intégrés. La conductivité électrique très élevée des nanotubes de carbone, leur excellente conductivité thermique et leurs très faibles dimensions sont des propriétés très attractives pour qu'on envisage de les exploiter pour les interconnexions. Des études antérieures ont montré que des nanotubes empilés pourraient un jour remplacer le cuivre comme conducteur électrique, si toutefois on parvient à réaliser des assemblages de nanotubes très denses. Des scientifiques du Rensselaer Polytechnic Institute (Troy, NY) ont proposé une méthode astucieuse pour comprimer les nanotubes les uns contre les autres après leur fabrication afin d'augmenter leur densité.

Les scientifiques ont tout d'abord préparé une couche de SiO2 sur laquelle ils ont gravé des motifs circulaires à l'aide d'un masque de Ti/Au. La croissance des nanotubes multiparois est réalisée par dépôt en phase vapeur (CVD), les surfaces de Ti/Au n'étant pas favorables à la croissance des nanotubes, seules les surfaces exposées de SiO2 sont recouvertes de forêts de nanotubes, perpendiculaires au substrat, l'ensemble formant une surface recouverte de nombreux cylindres constitués de nanotubes agglomérés. Le substrat où reposent les paquets de nanotubes est ensuite immergé face vers le bas dans une solution d'alcool isopropylique qui s'évapore progressivement dans l'atmosphère. Lors du retrait progressif du liquide, les nanotubes se contractent par action des forces de capillarité et restent agglomérés grâce aux forces de Van Der Waals.

La contraction des nanotubes les uns contre les autres permet une augmentation importante de la densité des nanotubes : à partir d'un paquet cylindrique de 500 micromètres diamètre, les chercheurs ont formé un agglomérat quasi cylindrique de 100 micromètres de diamètre, soit une augmentation de la densité des nanotubes d'un facteur 25. Cette technique reste cependant à améliorer car les chercheurs ont observé qu'il reste encore des espaces vides entre les nanotubes, ce qui peut limiter les applications pour les interconnexions.

Source : http://news.rpi.edu/update.do

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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /2007 15:38

Des nanogouttes de vitamines en spray et autres nutriments en nanopoudres, des nanocapsules pour “libérer” (si l’on peut dire) pesticides, fertilisants, vaccins, exhausteurs de goûts, stéroïdes et hormones de croissance dans les aliments, des nanoparticules pour y trier et éliminer produits chimiques et pathogènes, en modifier l’ADN ou prolonger la date limite de consommation, des nanocapteurs pour surveiller la présence d’agents infectieux, la température, l’humidité, la croissance… l’industrie agro-alimentaire dépense des millions de dollars en recherche et développement dans les nanotechnologies.

 Qu’est-ce que la “nanofood” ?
 Un rapport (.pdf) du Nanoforum (un réseau paneuropéen d’information financé par la Commission européenne) propose une définition très extensive de la “nanofood” : tout aliment où les nanotechnologies ont été utilisées pour la culture, la production, le traitement ou le conditionnement, “ce qui ne signifie pas qu’il s’agisse d’aliments modifiés à l’échelle atomique, ou produits par des nanomachines.”

L’ensemble de la chaîne agroalimentaire serait concernée : de la culture des végétaux au conditionnement et à l’absorption des aliments en passant, bien évidemment, par l’élevage des animaux, et même l’antiterrorisme. Les autorités américaines envisagent en effet de déployer de telles nanotechnologies afin de détecter les risques d’attaques terroristes visant la chaîne alimentaire.

Mais l’expérience des OGM n’incite pas forcément industriels et chercheurs à s’en vanter, pour l’instant tout du moins. Un journaliste du Guardian expliquait ainsi en décembre dernier comment des scientifiques avaient refusé de répondre à ses questions lorsqu’il a décliné son titre. Ce qui ne l’avait pas empêché d’enquêter.

Pour Lynn Frewer, professeur de sécurité alimentaire à l’université de Wageningen, un centre de recherche nanotechnologique néerlandais, “c’est dans la nature humaine. Un risque involontaire, bien que distant, préoccupe bien plus les gens qu’un risque dans lequel ils seraient impliqués. C’est pourquoi le public considère que la thérapie génique est bien plus menaçante que la nourriture grasse et non équilibrée” qui fait pourtant, à ce jour, bien plus de dégâts sanitaires.

A qui profitent les aliments ?
Selon Nanowerk, qui y consacrait en janvier dernier un long papier, et qui s’est récemment repenché sur les “promesses” de la nanotechnologie alimentaire, Kraft Foods est probablement à la pointe de ces recherches. En l’an 2000, le géant de l’agroalimentaire décidait de financer un consortium réunissant 15 universités et laboratoires de recherche, afin d’imaginer la nourriture du futur. Composé de chimistes, ingénieurs et physiciens, le consortium ne comportait étonnament aucun nutritionniste…

Entre autres pistes : un testeur de goût (et de produits chimiques, de moisissures ou d’allergènes) nanoélectronique, un nano-code-barre (pour la traçabilité), mais aussi des aliments “interactifs“, ou “programmables“, que le consommateur personnalise en fonction de ses goûts et besoins alimentaires.

On pourrait ainsi choisir et doser précisément les goûts et les odeurs, ou encore la couleur, s’adapter aux allergies des clients (des nanofiltres peuvent ainsi séparer la lactose du lait, et le remplacer par un autre type de sucre) ou à leurs exigences nutritives : des parents pourraient ainsi faire ingérer certains aliments que leurs enfants refusent obstinément de manger, ou encore réduire le volume de sel ou de graisses de ceux dont ils sont friands…

Une base de données pour documenter les risques
A l’occasion de la publication, en juillet 2006, de son rapport sur la nanotechnologie dans l’agriculture et l’alimentation, le Project on Emerging Nanotechnologies a rendu public une base de données détaillée de 160 programmes de R&D.
Son objectif : documenter, à long terme, le développement de ces applications et espérer une collaboration entre chercheurs (à la manière des logiciels open source), et s’assurer que les risques associés seront traités de façon proactive afin de faire profiter à plein la société des opportunités sociales, économiques et environnementales des nanotechnologies.

Le cabinet de conseil Helmut Kaiser Consultancy, qui organise le cycle de “conférences” Nanofood, estime que quelques 300 produits alimentaire “nanotechnologiquement” modifiés seraient aujourd’hui disponibles sur le marché (y compris ceux qui n’ont de “nano” qu’un petit élément de leur conditionnement).

Le spectre des OGM
En 2004 déjà, dans un rapport sur l’impact des nanotechnologies sur l’agriculture et l’alimentation, l’ETC Group, qui milite pour “le développement socialement responsable de technologies utiles aux populations pauvres et marginalisées” estimait que le parallèle avec les OGM était “indéniable” : “en autorisant des produits nano à entrer sur le marché en absence de tout débat public et sur fonds de laxisme réglementaire, les gouvernements, l’industrie agro-alimentaire et les institutions scientifiques ont compromis le potentiel des nanotechnologies à être utilisées de façon bénéfique“.

Pour l’ETC Group, qui appellait à un moratoire sur les nanotechnologies, “de même qu’il est devenu de la responsabilité des consommateurs de s’assurer qu’ils ont cuit la viande suffisamment longtemps pour en détruire les pathogènes, ils devront également bientôt devenir leurs propres inspecteurs sanitaires de sorte que l’industrie puisse continuer à rogner sur ses budgets sécurité afin d’accroître ses profits“.

A la manière de ce qui se passe avec les produits chimiques, la Food and Drug Administration, en charge des contrôles sanitaires aux USA, exige en effet des preuves que la consommation des aliments n’ont pas entraîné de séquelles, mais pas qu’ils sont raisonnablement sûrs et sans danger. Et comme le remarque un scientifique appelant à un renforcement des contrôles, “les produits ne sont pas labellisés comme tels, les consommateurs ne peuvent donc pas choisir de ne pas les acheter

Source : http://www.internetactu.net/?p=7046

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