Ce système fonctionne en parallèle, exécutant plusieurs instructions en même temps. Les composants utilisés sont des molécules de duroquinone, qui peuvent prendre quatre positions différentes. L’ordinateur lui-même est une espèce d’anneau, composé d’une molécule centrale et de 16 molécules à la périphérie.
Pour envoyer une instruction, on “titille” électriquement la molécule centrale via un microscope à effet tunnel. Cet appareil onéreux sert à observer l’infiniment petit, mais aussi, contrairement aux microscopes traditionnels, à le manipuler. Il est en effet doté d’une aiguille ultra-fine capable d’agir au niveau atomique. Une fois activée, la molécule centrale envoie son instruction simultanément aux 16 molécules périphériques (voir la vidéo de Msnbc qui explique le fonctionnement). Ce nano-ordinateur est donc capable de prendre 4^16 états différents, soit près de 4,3 milliards de combinaisons possibles (du moins en principe, car selon Physorg, certains états seraient trop instables).
Selon l’un des chercheurs, Anirban Bandyopadhyay, cette architecture particulière, dans laquelle un élément communique simultanément avec de nombreux autres, se retrouve dans le cerveau et dans le mode de fonctionnement des neurones.Les chercheurs ne se sont pas arrêtés là. Ils ont essayé de connecter leur petit ordinateur avec huit nanomachines, comme le plus petit ascenseur du monde, capable de s’élever ou de descendre d’un nanomètre. Ils ont ainsi pu vérifier qu’ils étaient capables de piloter des systèmes externes avec leur appareil.
Les applications, quoiqu’encore lointaines, sont alléchantes. Tout d’abord, il deviendrait possible de poursuivre la loi de Moore encore plus loin qu’on ne l’aurait cru possible : il suffit d’imaginer des millions de ces petits ordinateurs connectés en réseau ! Mais cette invention ouvre aussi des perspectives excitantes en médecine. On tient peut-être la “tête” des nanorobots, le centre de commandes qui permettra à ceux-ci d’accomplir leur mission thérapeutique au sein du corps humain. En cas de tumeur au cerveau, par exemple, on n’aurait plus besoin de recourir à la chirurgie. Il suffirait d’injecter dans le sang l’ordinateur central connecté à un groupe de nanomachines, lesquelles exécuteront alors un programme spécifique.Pour rendre cette découverte utilisable, des progrès restent pourtant à accomplir. Tout d’abord, l’usage d’un microscope à effet tunnel pour envoyer les instructions est trop lourd et trop coûteux. Lorsque des nanorobots circuleront dans un cerveau pour éliminer une tumeur, on ne pourra pas utiliser le microscope !
Les chercheurs cherchent donc des “activateurs chimiques”, telles des protéines, pour envoyer leurs instructions au nano-ordinateur. Une autre direction possible consiste à augmenter la puissance de l’ordinateur. Aujourd’hui, un anneau permet d’envoyer une instruction simultanée à 16 molécules. Si on transforme cet anneau en sphère, on pourra faire la même chose avec 1024 molécules. On pourrait donc générer 4^1024 combinaisons possibles !
À la fin de juillet 2007, la Commission européenne
a lancé une consultation sur la recherche responsable dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies.
(Paris - Relaxnews) - Des scientifiques américains ont développé une pile électrique plus petite qu'un timbre poste et capable de fonctionner avec du sang ou de la sueur humaine. Ultra légère, et entièrement flexible, elle pourrait être utilisée dans divers champs d'application, comme la médecine ou l'électronique.
Le nouveau centre de recherche et d'enseignement interdisciplinaire JEOL Nanocentre de l'Université d'York a été inauguré officiellement fin avril 2007. L'ouverture du centre a été rendue possible par les financements apportés par l'Université d'York, la société JEOL, l'agence de développement régional Yorkshire Forward et l'Union Européenne. La nouvelle unité, hébergée dans un bâtiment spécialement construit sur le York Science Park, combine les ressources des départements de physique, de chimie et d'électronique de l'université. Elle est co-dirigée par le professeur Pratibha Gai, membre du département de chimie et titulaire de la chaire JEOL de microscopie électronique, et par le professeur Edward Boyes, membre des départements d'électronique et de physique. Des universitaires, travaillant au sein des départements de physique, de chimie et d'électronique, contribueront aux activités du Nanocentre et en bénéficieront. En particulier, seront incorporées au centre les activités existantes des départements de physique et d'électronique dans le domaine des mesures magnétiques et de l'étude des matériaux magnétiques, de l'analyse de surface (incluant l'optique ionique et électroniques), des études spécialisées des propriétés magnéto-optiques des matériaux, et des matériaux et dispositifs pour l'électronique de spin. Ces activités devraient mener à des travaux de recherche fondamentale, appliquée ou sur contrat pour les mesures magnétiques, le dépôt par pulvérisation, la croissance par épitaxie par jet moléculaire, la diffraction électronique et par rayons X, les mesures de magnétorésistance et la microscopie par effet tunnel.
Des chercheurs américains ont trouvé un moyen de contrôler la couleur grâce aux champs magnétiques. Une découvertz faite par les experts en nanotechnologie de l'universuté de Californie, Riverside (UCR), pourrait ouvrir la voie à la production de papier électronique ré-inscriptible et d’encre à changement de couleur électromagnétique.
Les techniques qui permettent d'introduire des éléments à l'intérieur de cellules jouent un rôle important en biologie cellulaire et les chercheurs s'attachent à les miniaturiser de plus en plus afin d'étudier le comportement des cellules sans les endommager. Une équipe de scientifiques de Berkeley de l'Université de Californie et du Lawrence Berkeley National Laboratory vient de proposer une méthode permettant d'injecter de manière contrôlée des nanoparticules fluorescentes dans des cellules vivantes.
Des chercheurs de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN / CNRS – Universités Lille 1 et Valenciennes, Institut supérieur de l'électronique et du numérique) et du Service de Physique de l'Etat Condensé du CEA sont parvenus à réaliser des transistors à partir de nanotubes de carbone sur substrat de silicium. Ces transistors, principalement utilisés comme interrupteur commandé, atteignent des fréquences de coupure de 30 GHz(1), ce qui améliore d'un facteur 4 le dernier record obtenu par les mêmes équipes en août 2006. Ce résultat ouvre de nouvelles perspectives pour les applications grand public nécessitant des fréquences de fonctionnement élevées.
À l'heure actuelle, les
nanotechnologies ne contribuent pas de façon exceptionnelle à accroître la substitution des substances dangereuses par des substances plus sûres. Cependant, les experts restent confiants qu'une
telle utilisation de ces nanotechnologies pourrait être envisageable à l'avenir.
NanoMission et ses jeux donne les moyens aux adolescents et à ceux qui le sont restés de comprendre les nanotechnologies et l'éventail de leurs applications.
Comme chaque année, la Technology Review, du MIT, publie sa sélection des 10 technologies les plus innovantes et les plus susceptibles de transformer l'industrie et la recherche et de bouleverser nos modes de vie.
Le Council
for Science and Technology (CST), la plus haute instance de conseil au gouvernement britannique pour la science et la technologie, craint que le Royaume-Uni ne perde la place qu'il avait
acquise aux avant-postes des nanotechnologies. Il regrette également que le gouvernement n'ait pas rempli sa promesse d'encourager les travaux de recherche sur les risques qui pourraient naître
de ce nouveau domaine. Toutefois, elle reconnaît que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne le développement des standards et de la métrologie ainsi que pour la limitation de
l'exposition du public et des professionnels aux nanomatériaux.

