** L'oeil Nano **

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Le Centre for Clean Water Technologies de l'Université de Nottingham (le centre pour les technologies pour purifier l'eau) combine, sous la direction du Professeur Nidal Hilal, l'utilisation des bactéries aux toutes dernières techniques de filtration par membrane pour améliorer et raffiner les techniques de purification de l'eau. Ainsi, lors du processus de bio-remédiation, les organismes monocellulaires "mangent" les contaminants présents dans l'eau, qu'elle soit traitée avant usage industriel ou pour la consommation humaine. L'eau est ensuite filtrée à travers des membranes poreuses qui fonctionnent comme un tamis dont les trous peuvent présenter un diamètre allant de dix microns à un nanomètre. Les chercheurs de Nottingham estiment que cette technologie combinée peut être utilisée pour fournir de l'eau potable dans des zones géographiques qui en manquent.

De plus, pour la technologie classique, l'efficacité des membranes utilisées pour le traitement de l'eau peut diminuer au cours du temps, parce qu'elles peuvent être encrassées par des contaminants. Mais, en utilisant la bio-remédiation, ces membranes peuvent être nettoyées en circuit fermé, sans qu'il y ait besoin de les démonter. Les chercheurs de Nottingham ont développé cette technique en collaboration avec Cardev International, une entreprise anglaise spécialisée, entre autres, dans la filtration de l'huile.

Les membranes de nanofiltration et d'utrafiltration présentent un intérêt supplémentaire, outre celui d'être très efficaces dans le retraitement de l'eau ou dans la transformation en eau propre des effluents liquides industriels contaminés avec des métaux ou des huiles : les produits de résidus présentent un pouvoir calorifique élevé et peuvent être utilisés comme combustible.

Les membranes de nanofiltration et d'ultrafiltration sont également utilisées dans le cadre de travaux financés par le Middle East Desalination Research Centre (le MEDRC, le centre de recherche de désalinisation du Moyen-Orient1). Ces recherches visent à obtenir de l'eau potable à partir de l'eau de mer. En "pré-traitant" l'eau de mer et en en retirant les contaminants, les membranes contribuent à réduire l'encrassement des installations mises en oeuvre lors de l'étape suivante du traitement (qu'il s'agisse d'osmose inverse ou de dessalement thermique). On peut ainsi prévenir l'endommagement des installations et réduire les besoins de réparation ou de remplacement.

Selon le professeur Hilal, "en combinant la bio-remédiation et la technologie de nanofiltration, le procédé de purification de l'eau est intégré - utilisant bien moins d'énergie que le procédé actuel. Ajoutez à cela le recyclage des produits de résidus comme carburant et vous avez une technologie bien plus verte".

Par ailleurs, les compétences du professeur Hilal et de son équipe de recherche s'étendent également à la microscopie par force atomique (AFM pour Atomic Force Microscopy) : les scientifiques peuvent donc étudier la façon dont les liquides se comportent au niveau atomique, en particulier comment ils s'écoulent et se séparent (par exemple à travers les pores d'une membrane) Ces résultats pourraient être utilisés par exemple pour optimiser l'utilisation de l'huile dans un moteur. Les liquides sont également testés sur une large plage de températures, de -50°C à 150°C.

- Université de Nottingham, 12/02/08 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/sqZxv
- Centre for Clean Water Technologies - http://www.nottingham.ac.uk/~enzmp/ccwt/
- Cardev International - http://www.cardev.com/
- http://www.medrc.org/

publié dans : Santé
par lylofu

Les sociétés riches seront-elles libérées de leur dépendance envers la main d’oeuvre des pays pauvres grâce aux nano-usines personnelles et “libres” ? Ces dernières accroîtront-t-elles, dans le même temps, la capacité de nuisance des terroristes et des “pays voyous” ? La brevetabilité des molécules entraînera-t-elle des conflits internationaux entre ceux qui possèdent les brevets et ceux qui ont besoin de s’en servir pour tout simplement survivre ? Tout ceci finira-t-il dans une troisième guerre mondiale bien plus dévastatrice que les deux précédentes ?

Le Center for Responsible Nanotechnology (CRN), un think tank consacré aux enjeux sociaux et environnementaux des nanotechnologies, nous avait déjà proposé, en 2006, une série d’essais tout à la fois effrayants et stimulants sur les perspectives offertes par les nanotechnologies. Leur nouvelle compilation est à la fois un peu décevante et caricaturale, moins visionnaire et influencée par les thérories transhumanistes, mais aussi plus concrète et plus plausible.

En 2007, le CRN a en effet proposé à plus de 50 experts du monde entier d’élaborer, collectivement, une série de scénarios partant du postulat que l’on pourra, d’ici 15 ans, disposer d’usines personnelles de fabrication d’objets à l’échelle moléculaire permettant d’amplifier dans l’infiniment petit ce qu’autorisent d’ores et déjà les imprimantes 3D.

A défaut de savoir si leur postulat se vérifiera, certaines des pistes de réflexion élaborées méritent le détour, même si le volet santé a été sciemment écarté de la réflexion. Le CRN pose en effet comme autre postulat que les nanoparticules ne poseront pas tant de risques sanitaires que cela, une position elle aussi critiquable.

Pour le think tank, les problèmes seraient plutôt à chercher du côté des changements profonds que l’industrialisation des nanotechnologies va entraîner, d’un point de vue géopolitique, économique, social, environnemental et militaire. Avec un focus tout particulier sur les enjeux posés en matière de brevetabilité, et d’interopérabilité, comme si les problèmes soulevés étaient moins d’ordre scientifique que politique.

Le “Libre” fera-t-il le lit de la guerre ?
L’un des scénarios imagine qu’en étendant le mouvement “open source” à la fabrication de nano-objets “libres” -afin que tout un chacun puisse en fabriquer, et les modifier-, la section consacrée aux imprimantes 3D devient, dans les années 2010, l’une des plus consultées sur eBay. Las : la démocratisation est telle que des terroristes s’en servent pour créer des myriades de micro-drônes qui s’attaquent à certaines unités américaines (encore) présentes au Moyenn-Orient, et déversent des agents biochimiques dans des villes américaines.

Les autorités commencent dès lors à vouloir encadrer l’utilisation de telles “nanofabriques” et à interdire certaines manipulations moléculaires, au risque d’entraver la recherche scientifique. Les fabricants sont obligés d’utiliser des matériels aux fonctions bridées afin de contrôler la prolifération des nanos, et des communautés “underground” se multiplient afin de pouvoir continuer à créer leurs objets libres. A terme, les USA finissent par déployer, secrètement, un bouclier de défense nanotechnologique sur leur territoire, composé de “poussières intelligentes” et destiné à espionner l’ensemble de la population.

Un autre scénario se demande ce qu’il arriverait si les populations de pays du Moyen-Orient étaient décimées par des nano-drones, sans que l’on sache qui est à l’origine de l’attaque. A la manière de la prolifération nucléaire, les experts imaginent une dissémination d’armes fabriquées à l’échelle moléculaire. Ou comment les nanos, plutôt que de s’illustrer en matière de lutte contre la pauvreté ou le réchauffement climatique, déboucheraient sur une troisième guerre mondiale.

Jusqu’où pourra-t-on (dé)réguler les “fabriques” ?
Un autre scénario, plus économique, imagine que même vendues à quelques centaines de dollars, les premières imprimantes 3D ne peuvent concurrencer la main-d’oeuvre bon marché des pays asiatiques… jusqu’à ce que l’envolée du cours du pétrole et autres taxes carbone incitent finalement les gens à créer eux-mêmes leurs propres produits. Hackers et start-ups boosteraient ainsi l’ère de la “fabrique personnelle“, et des standards ouverts seraient adoptés pour faciliter l’interopérabilité des composants, à la manière de ce qui s’est passé pour l’internet.

Dans le même temps, la volonté de certains Etats d’encadrer et réguler les applications médicales de cette révolution entraînerait le développement d’un tourisme sanitaire avec des malades allant tester de nouveaux traitements expérimentaux dans des pays moins regardants.

Le problème pourrait être accentué en cas de “sainte coalition” des opposants aux nanos. L’un des scénarios imagine ainsi que, même si les scientifiques avançaient que l’impact positif des nanotechnologies sur le réchauffement climatique serait supérieur aux risques posés par les nanomatériaux, les anti-nanos, associés à des groupes de pression religieux, professionnels de santé et industriels “traditionnels” pourraient bloquer la R&D.

Des “fabriques” pour sauver le monde
La brevetabilité des molécules pourrait elle aussi sérieusement entraver le développement de telles technologies, ainsi que celui des pays pauvres. Qu’adviendrait-il en effet de ces pays qui, après avoir commencé à filtrer leur eau potable au moyen de nanofiltres, se verraient poursuivis en justice par des firmes américaines prétendant en posséder les brevets ?

Pour le CRN, le risque de fracture nanotechnologique entre riches possédants et pauvres utilisateurs pourrait entraîner une balkanisation du monde, et des conflits diplomatiques, économiques et sociaux.

Ne reculant devant aucun catastrophisme, l’un des scénarios envisage l’hypothèse que, du fait du réchauffement climatique -qui facilite la transmission à l’homme de maladies animales-, un virus décime 10% de la population chinoise. Les produits “made in China” ne connaissant plus de frontière, la maladie pourrait contaminer le monde entier, provoquant la mise sous quarantaine de la Chine, donc la chute du dollar et une crise économique mondiale.

Mais les populations profiteraient néanmoins des nanofabriques pour réapprendre à vivre localement, indépendamment des grands circuits marchands et mondialisés. L’ère de l’usine personnelle pourrait commencer et, un siècle et demi après la révolution industrielle, ramener la révolution à la maison.

Le CRN note cela dit que les politiques se demanderaient dès lors que faire d’un monde où les gens peuvent produire à peu près tout ce qu’ils veulent et où ils auraient beaucoup moins besoin des autres, ou en tout cas des industriels.



Le Nanologue
Rendus publics en décembre 2006, mais étonnament peu commentés, les trois scénarios du projet européen Nanologue essaient, quant à eux, d’échafauder des hypothèses plausibles afin d’aider les décideurs à trancher.

1. Survivre au désastre
Faute de régulation, le développement des nanos entraîne un accident environnemental et sanitaire majeur débouchant sur un ralentissement tout aussi majeur de la R&D, et une méfiance accrue de la population.

2. Discuter, co-réguler
Les systèmes de contrôle et de régulation sont bien en place et protègent les citoyens des risques sanitaires et sociaux, mais ralentissent d’autant la R&D, et la diffusion des nanotechnologies.

3. Progressons “ensemble”
Les apports des nanotechnologies aux secteurs (et aux problèmes) de l’énergie sont tels que le fossé se creuse entre les pays pauvres qui n’ont pas les moyens de s’en doter, et les pays développés.

Le Nanomètre
L’un des objets de ce projet était en effet d’élaborer un Nanomètre, sorte de baromètre destiné à aider les chercheurs et industriels à anticiper les risques auxquels ils pourraient être -ou seront- confrontés.

publié dans : Prospectives
par lylofu


Ken Teo et son équipe de l'université de Cambridge en Grande-Bretagne ont proposé une façon efficace et compacte de transmettre des signaux par satellite. Ils sont parvenus à utiliser un réseau de nanotubes de carbone pour produire un dispositif qui se substitue aux amplificateurs à micro-ondes conventionnels, lourds, encombrants et fonctionnant à température élevée. Cette nouvelle source électronique promet de révolutionner les télécommunications et les communications spatiales par satellite.

Les transmissions à longue distance font partie de notre vie dans les affaires, le divertissement ou juste pour garder le contact avec ses amis et sa famille. Particulièrement pour les régions éloignées, ceci est rendu possible grâce à des transmissions utilisant des émetteurs embarqués sur des satellites. Il y a en général 50 amplificateurs à micro-ondes à bord d'un satellite, pesant chacun environ un kilogramme et d'une taille d'environ 30 cm. Le kilogramme de charge utile pour envoyer des données dans l'espace coûte actuellement autour de 15.000 euros. Des économies substantielles seraient réalisée et des charges supplémentaires pourraient être lancées, si le poids et la taille des appareils micro-ondes pouvaient être réduits.

Les dispositifs d'amplification à micro-onde utilisés dans l'espace aujourd'hui sont basés sur la technologie de la "cathode

Les nanotubes de carbone sont des feuilles de graphite enroulées en forme de tube. Ces tubes ont des diamètres de l'ordre du nanomètre et des longueurs allant du micron au millimètre. Les nanotubes de carbone sont d'excellents conducteurs et ont une grande robustesse mécanique. Ken Toe et son équipe utilisent des nanotubes en pointes acérés et fortement conductrices. Les nanotubes sont ordonnés en grille, chacun de même taille et même diamètre. Cela ressemble à un tapis d'aiguilles à une échelle nanométrique. Quand les pointes sont soumises à un champ électrique, tel que celui généré par une onde électromagnétique, elles libèrent des électrons à leurs extrémités. En injectant des ondes de fréquences radio aux nanotubes, ceux-ci sont capables d'effectuer des cycles marche-arrêt à la fréquence de l'onde injectée et de produire ainsi un faisceau d'électrons à haute fréquence. Cela a été réalisé à 1,5GHz et plus récemment à 32GHz. Les fréquences supérieures à 30Ghz, où les canaux abondent, sont les liaisons du futur.

La nouvelle source à cathode froide est très différente des amplificateurs à cathode chaude conventionnels. Ceux-ci possèdent 4 parties: la source d'électron à 1000°C qui produit un flux continu d'électrons ; un étage d'entrée pour superposer le signal sur les électrons ; un étage de sortie pour retrouver le signal amplifié; et finalement un étage collecteur pour rattraper tous les électrons perdus. Ils sont encombrants, lourds, inefficaces et lents à monter en température.

En résumé les avantages de cette nouvelle source à nanotubes de carbone sont les suivants: Aucun chauffage n'est exigé et la source peut être commutée en marche-arrêt instantanément. La source et les étages d'entrée de l'amplificateur à micro-ondes sont combinés, ce qui induit une réduction de taille et de poids. Enfin, le principe lui-même est différent. Avec la source conventionnelle, les électrons du flux sont modulés en vitesse pour produire des groupes, et ce sont ces groupes qui sont extraits en tant que sortie utile. Avec la nouvelle source à nanotubes, les groupes d'électrons sont instantanément produits à la source.

Source et illustrations: Université de Cambridge

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu

Des chercheurs du Nano Machine Center à University of California à Los Angeles ont développé un nouveau type de nanosystème capable de piéger dans des mésopores des molécules pour le traitement du cancer et de les relâcher dans des cellules cancéreuses en réponse à un stimulus de lumière.

Ce système appelé "nanoimpeller" est le premier système contrôlé par la lumière capable d'agir dans des cellules vivantes. Les nanosystèmes mécaniques conçus pour capturer et relâcher des molécules en réponse à un stimulus font l'objet d'une activité de recherche croissante. Plusieurs équipes s'intéressent à développer un matériau photoactivé qui pourrait ainsi délivrer un médicament sous contrôle externe à un endroit et à un moment précis. Les nanosystèmes pour ce type d'applications doivent être constitués à la fois d'un contenant approprié et d'un composant mobile photoactivable qui permette de délivrer les charges du contenant.

L'équipe dirigée par Fuyuhiko Tamanoi et Jeffrey Zink au California NanoSystems Institute (CNSI) de UC Los Angeles vient de développer un nanosystème qui utilise du silicum mésoporeux (pores de 200nm de diamètre) pour le contenant et des dérivés azobenzène greffés à l'intérieur des pores comme partie mobile photo sensible. On sait en effet que ces composés ont la propriété d'évoluer entre deux configurations isomères Cis et Trans sous l'effet d'une irradiation lumineuse (photo-isomèrisation). Pour tester l'efficacité de ces "nanoimpellers" pour transporter et délivrer sous contrôle externe des agents thérapeutiques dans des cellules cancéreuses, les chercheurs ont chargé les mésopores du substrat avec des molécules pour traiter in vitro différents types de cellules humaines cancéreuses (cancer du colon et du pancréas). Après une période d'incubation dans le noir, les cellules ont été irradiées sous différentes longueurs d'onde et différentes puissances, permettant aux azobenzènes de changer de configuration et de relâcher ainsi les molécules au niveau des cellules malignes.


La microscopie confocale montre que les "nanoimpellers" peuvent être contrôlés à la fois par l'intensité de la lumière, sa longueur d'onde et le temps d'exposition, ce qui permet de délivrer des doses mesurées à des moments précis. Un contrôle précis de ces différents paramètres permet donc d'envisager l'administration de médicaments depuis ces mésopores dans des sites spécifiques et à des moments précis. D'après Tamanoi et Zink, ce système a des applications potentielles dans le traitement des cancers du colon et de l'estomac : le fait de pouvoir contrôler de l'extérieur la délivrance des agents thérapeutiques permet d'administrer des petites doses régulièrement et de profiter ainsi d'une meilleure efficacité des médicaments.

SOURCE :
 - Physorg.com, 1er Avril 2008 "UCLA researchers design nanomachine that kills cancer cells" - http://www.physorg.com/news126262935.html
- Small Time Online Edition du 31 Mars, "Light-Activated Nanoimpeller-Controlled Drug
Release in Cancer Cells", Jie Lu, Eunshil Choi, Fuyuhiko Tamanoi, Jeffrey I Zink


publié dans : Santé
par lylofu
Une équipe de chercheurs de l’Institut National des sciences des matériaux à l’université de Tsukuba, au Japon, a réussi à créer le plus petit ordinateur du monde composé de seulement 17 molécules.

Ce système fonctionne en parallèle, exécutant plusieurs instructions en même temps. Les composants utilisés sont des molécules de duroquinone, qui peuvent prendre quatre positions différentes. L’ordinateur lui-même est une espèce d’anneau, composé d’une molécule centrale et de 16 molécules à la périphérie.

Pour envoyer une instruction, on “titille” électriquement la molécule centrale via un microscope à effet tunnel. Cet appareil onéreux sert à observer l’infiniment petit, mais aussi, contrairement aux microscopes traditionnels, à le manipuler. Il est en effet doté d’une aiguille ultra-fine capable d’agir au niveau atomique. Une fois activée, la molécule centrale envoie son instruction simultanément aux 16 molécules périphériques (voir la vidéo de Msnbc qui explique le fonctionnement). Ce nano-ordinateur est donc capable de prendre 4^16 états différents, soit près de 4,3 milliards de combinaisons possibles (du moins en principe, car selon Physorg, certains états seraient trop instables).

Selon l’un des chercheurs, Anirban Bandyopadhyay, cette architecture particulière, dans laquelle un élément communique simultanément avec de nombreux autres, se retrouve dans le cerveau et dans le mode de fonctionnement des neurones.Les chercheurs ne se sont pas arrêtés là. Ils ont essayé de connecter leur petit ordinateur avec huit nanomachines, comme le plus petit ascenseur du monde, capable de s’élever ou de descendre d’un nanomètre. Ils ont ainsi pu vérifier qu’ils étaient capables de piloter des systèmes externes avec leur appareil.

Les applications, quoiqu’encore lointaines, sont alléchantes. Tout d’abord, il deviendrait possible de poursuivre la loi de Moore encore plus loin qu’on ne l’aurait cru possible : il suffit d’imaginer des millions de ces petits ordinateurs connectés en réseau ! Mais cette invention ouvre aussi des perspectives excitantes en médecine. On tient peut-être la “tête” des nanorobots, le centre de commandes qui permettra à ceux-ci d’accomplir leur mission thérapeutique au sein du corps humain. En cas de tumeur au cerveau, par exemple, on n’aurait plus besoin de recourir à la chirurgie. Il suffirait d’injecter dans le sang l’ordinateur central connecté à un groupe de nanomachines, lesquelles exécuteront alors un programme spécifique.Pour rendre cette découverte utilisable, des progrès restent pourtant à accomplir. Tout d’abord, l’usage d’un microscope à effet tunnel pour envoyer les instructions est trop lourd et trop coûteux. Lorsque des nanorobots circuleront dans un cerveau pour éliminer une tumeur, on ne pourra pas utiliser le microscope !

Les chercheurs cherchent donc des “activateurs chimiques”, telles des protéines, pour envoyer leurs instructions au nano-ordinateur. Une autre direction possible consiste à augmenter la puissance de l’ordinateur. Aujourd’hui, un anneau permet d’envoyer une instruction simultanée à 16 molécules. Si on transforme cet anneau en sphère, on pourra faire la même chose avec 1024 molécules. On pourrait donc générer 4^1024 combinaisons possibles !

 

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu

Dans ce film, nous allons découvrir le monde de la nanoscience, de la dimension d'un atome. Nous allons voir ce que les scientifiques ont mis au point pour explorer cette nouvelle réalité, l'ouverture infinie dans le domaine de la recherche et des applications pratiques.

Mais qu'entendons-nous par nanotechnologie? ...


Une vidéo proposée par European Commission Directorate General Research (FRANCE.
publié dans : Nanotechnologie
par lylofu
À la fin de juillet 2007, la Commission européenne a lancé une consultation sur la recherche responsable dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies.

La consultation s'inscrit dans le cadre du plan de la Commission qui entend faire signer aux États membres de l'UE un Code de conduite concernant ce domaine émergent de la science. La consultation s'adresse à une vaste gamme de personnes au sein de la société, depuis la communauté scientifique et l'industrie à la société civile, aux décideurs politiques, aux médias et au grand public.

«Les nanosciences et nanotechnologies ont le potentiel d'apporter croissance et emploi en Europe, c'est pourquoi leur développement et leur utilisation ne devraient pas être retardés, déséquilibrés ou laissés au hasard», a déclaré Janez Potocnik, commissaire européen chargé de la science et de la recherche. «Nous devons faire perdurer ces connaissances tout en étant conscients de l'intégralité des implications potentielles de ces nouveaux domaines scientifiques. Il nous faudra agir ouvertement et impliquer toutes les parties concernées.»

Le commissaire a également mis l'accent sur l'engagement de la Commission dans cette consultation à «développer le potentiel des nanosciences avec les garanties appropriées».

Les estimations relatives au potentiel du marché des produits nanotechnologiques varient, mais sont toutes très positives. En 2002, l'institut Mitsubishi a estimé la valeur du marché à 158 milliards de dollars CA d'ici 2010. En 2004, le groupe de recherche Lux avait prévu une valeur de marché s'élevant à 2,7 trillions de dollars CA d'ici 2014.

Si cette dernière prévision s'avère correcte, le marché de la nanoscience et de la nanotechnologie dépassera le marché des technologies de l'information et de la communication (TIC), et la taille du marché de la biotechnologie sera décuplée.

Cependant, les inquiétudes concernant la sécurité ont mis un frein à la recherche dans le domaine des nanosciences et des nanotechnologies. Les appréhensions principales concernent la capacité des nanoparticules à traverser les limites biologiques naturelles, et la perspective de connecter des créatures vivantes avec des matériaux et systèmes d'origine humaine.

Ces préoccupations ont conduit au développement d'un nouveau domaine de recherche : la gestion responsable et le contrôle des nanosciences. Cela implique l'éthique, la sécurité, l'environnement, les droits individuels et la protection de données personnelles.

Le Code de conduite comprendrait des principes de base sur lesquels pourront s’appuyer les développements futurs de la recherche dans le domaine des nanosciences. Il inviterait les signataires à s'engager dans une action concrète afin de garantir la mise au point sûre des nanotechnologies.


La consultation s'achèvera le 21 septembre prochain.
publié dans : Nanotechnologie
par lylofu
(Paris - Relaxnews) - Des scientifiques américains ont développé une pile électrique plus petite qu'un timbre poste et capable de fonctionner avec du sang ou de la sueur humaine. Ultra légère, et entièrement flexible, elle pourrait être utilisée dans divers champs d'application, comme la médecine ou l'électronique.

Basée sur la nanotechnologie, cette structure ressemble à un petit morceau de papier journal. Elle se compose à 90% de cellulose et à 10% de nanotubes de carbone agissant comme des électrodes pour transmettre le courant. Ces derniers utilisent des électrolytes naturels contenus dans la sueur, l'urine ou le sang humain pour générer de l'électricité.

Cette pile miniature peut être tordue ou enroulée sur elle-même sans perdre ses capacités. Très résistante, elle est capable de fonctionner jusqu'à une température de 148 degrés Celsius.

"La pile peut être utilisée pour alimenter de petits équipements comme les pacemakers sans introduire dans le corps des substances chimiques fortes, comme ceux que l'on trouve dans les batteries classiques" a expliqué Victor Pushparaj, chercheur au Rensselaer Polytechnic Institute et membre de l'équipe à l'origine de cette invention.

Outre le domaine médical, cette pile peut servir dans les appareils utilisant d'ordinaire des batteries au lithium (PC portables, baladeurs, téléphones mobiles, etc.). Elle peut également fonctionner comme super-condensateur pour stocker de l'électricité.

Dans une étude publiée lundi 13 août dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, les scientifiques précisent qu'il est possible d'empiler les piles les unes sur les autres afin d'accroître la capacité électrique du système.

Enfin, cette pile présente un intérêt écologique considérable. Comme le papier, elle est biodégradable, et, à l'inverse des piles classiques, ne contient aucun produit toxique dangereux pour l'environnement.

Source : www.pnas.org
publié dans : Nanotechnologie
par lylofu

Video 1 : Introduction to the Nano2hybrids nanotechnology project



Video 2 : Nano2hybrids - Ludovic Arnaud 1st video diary

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu
Video 1 : Une définition simple des Nanotechnologies (Ang)


Video 2 : La Nano Fabrication (Ang)


Video 3 : Voir le monde en tout petit (Fr)


publié dans : Nanotechnologie
par lylofu
Le nouveau centre de recherche et d'enseignement interdisciplinaire JEOL Nanocentre de l'Université d'York a été inauguré officiellement fin avril 2007. L'ouverture du centre a été rendue possible par les financements apportés par l'Université d'York, la société JEOL, l'agence de développement régional Yorkshire Forward et l'Union Européenne. La nouvelle unité, hébergée dans un bâtiment spécialement construit sur le York Science Park, combine les ressources des départements de physique, de chimie et d'électronique de l'université. Elle est co-dirigée par le professeur Pratibha Gai, membre du département de chimie et titulaire de la chaire JEOL de microscopie électronique, et par le professeur Edward Boyes, membre des départements d'électronique et de physique. Des universitaires, travaillant au sein des départements de physique, de chimie et d'électronique, contribueront aux activités du Nanocentre et en bénéficieront. En particulier, seront incorporées au centre les activités existantes des départements de physique et d'électronique dans le domaine des mesures magnétiques et de l'étude des matériaux magnétiques, de l'analyse de surface (incluant l'optique ionique et électroniques), des études spécialisées des propriétés magnéto-optiques des matériaux, et des matériaux et dispositifs pour l'électronique de spin. Ces activités devraient mener à des travaux de recherche fondamentale, appliquée ou sur contrat pour les mesures magnétiques, le dépôt par pulvérisation, la croissance par épitaxie par jet moléculaire, la diffraction électronique et par rayons X, les mesures de magnétorésistance et la microscopie par effet tunnel.


Le Nanocentre héberge en fait cinq outils principaux :
- un microscope électronique à transmission à émission de champ et à très haute résolution (1 A), disposant de correcteurs d'aberration sphérique (Cs) pour les modes transmission et balayage. Il n'existe que quatre instruments de ce type dans le monde et celui installé à York, dans une enceinte spécialement construite, est le seul qui puisse être opéré à distance. A terme, il devrait également être possible de mener sur cette machine des études, dynamiques, en temps réel et in situ, de réactions chimiques, incluant l'accès à des états catalytiques métastables, dans des conditions "réalistes" et contrôlées d'atmosphère gazeuse et de température de spécimen (en effet, de façon générale, les analyses sont réalisées sous vide) ;
- un dispositif d'usinage par faisceau d'ions focalisé double faisceau (Dual Beam Focused Ion Beam miller, DBFIB) ;
- un microscope en champ proche conçu pour l'imagerie atomique et par force magnétique, et aussi pour des expériences sur platine chauffante ;
- un système de lithographie par faisceau d'électron/microscopie électronique à balayage à haute résolution disposant de capacités complètes de cartographie et de microanalyse chimique par analyse dispersive en énergie (EDX pour Energy Dispersive X-Ray) ;
- un microscope électronique à transmission à haute résolution (2 A) disposant d'une caméra CCD et d'un système de microanalyse chimique par EDX.

Le fonctionnement du Nanocentre sera surveillé par un comité de gestion présidé par le Pro-Vice Chancelier pour la recherche et incluant les directeurs des départements de physique, d'électronique, de chimie, le co-ordinateur académique et les co-directeurs du centre. Un comité consultatif industriel a par ailleurs été établi pour participer aux opérations et à la gestion du Nanocentre, pour conseiller sur les politiques et pour assister au développement d'une interface dynamique avec l'industrie.

L'Université d'York consacre au projet un investissement conséquent sur le long terme, notamment pour l'achat de matériel, la construction d'un nouveau bâtiment, les coûts de départ et les nouveaux postes associés aux départements de physique, de chimie et d'électronique. L'investissement total de l'université devrait être de l'ordre de 5,5 millions de livres (environ 8,2 millions d'euros) sur cinq ans. JEOL, en tant que sponsor du centre, apportera au moins 1,05 million de livres (environ 1,6 million d'euros) sur la même période . Enfin, le soutien financier apporté par Yorkshire Forward et par l'Union Européenne devrait se monter à un total de 1,65 million de livres (environ 2,5 millions d'euros).

Le nouveau centre est caractérisé par le fait que l'Université d'York n'a pas d'histoire de recherche dans ce domaine. Selon Mike Hepburn, directeur général de JEOL UK : "Nous nous impliquons dans un nombre limité de ces projets, et sommes ravis de travailler avec l'Université d'York ainsi qu'avec le professeur Gai et le professeur Boyes. Le centre est unique en ce que, bien qu'York n'ait pas d'histoire de recherche dans ce domaine, ce centre a été créé à partir de presque rien pour rivaliser avec des instituts sur la scène internationale".

Source :     - JEOL UK, http://www.jeoluk.com/NewsDetails.aspx?news=16
                    - The York JEOL Nanocentre, http://www-users.york.ac.uk/~phys500/

Rédacteur : Dr Anne Prost

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu

Des chercheurs américains ont trouvé un moyen de contrôler la couleur grâce aux champs magnétiques. Une découvertz faite par les experts en nanotechnologie de l'universuté de Californie, Riverside (UCR), pourrait ouvrir la voie à la production de papier électronique ré-inscriptible et d’encre à changement de couleur électromagnétique.

Les scientifiques ont démontré un moyen de contrôler la couleur d’infimes particules d’oxyde de fer en suspension dans l’eau par simple application d’un champ magnétique externe.

La variation de la force du champ magnétique permet de modifier la disposition des particules sphériques d’oxyde de fer dans la solution, ce qui modifie la manière dont la lumière frappant les particules traverse ou est déviée par la solution.

"Il s’agit essentiellement de concevoir la structure de nanoparticules d’oxyde de fer par synthèse chimique de telle sorte que ces nanoparticules s’assemblent d’elles-mêmes en cristaux colloïdaux ordonnés selon un plan tri-dimensionnel dans un champ magnétique", explique Yadong Yin, professeur adjoint de chimie et directeur de recherche. "En réfléchissant la lumière, ces cristaux photoniques révèlent des couleurs brillantes. Notre recherche démontre pour la première fois un cristal photonique qui soit entièrement adaptable dans la plage visible du spectre électromagnétique du violet au rouge. "

Yadong Yin explique qu’un cristal photonique contrôle le flux de lumière (photons) et fonctionne comme un semiconducteur pour la lumière. L’espacement des nanoparticules influence la longueur d’onde de lumière réfléchie par un cristal photonique.

Les nano-particules d’oxyde de fer ont des propriétés "superparamagnétiques" en ce sens qu’elles deviennent magnétiques uniquement en présence d’un champ magnétique externe.

Les matériaux dits "ferromagnétiques" se magnétisent quant à eux dans un champ magnétique et conservent ces propriétés lorsque le champ magnétique est retiré.

Les chercheurs ont utilisé les propriétés superparamagnétiques des particules d’oxyde de fer pour adapter l’espacement entre les nanoparticules et par conséquent la longueur d’onde de la réflexion lumineuse, ou la couleur des cristaux colloïdaux, en modulant la force du champ magnétique externe.
 

Source : journal Angewandte Chemie International Edition.

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu
Les techniques qui permettent d'introduire des éléments à l'intérieur de cellules jouent un rôle important en biologie cellulaire et les chercheurs s'attachent à les miniaturiser de plus en plus afin d'étudier le comportement des cellules sans les endommager. Une équipe de scientifiques de Berkeley de l'Université de Californie et du Lawrence Berkeley National Laboratory vient de proposer une méthode permettant d'injecter de manière contrôlée des nanoparticules fluorescentes dans des cellules vivantes.


Le "nanoinjecteur" réalisé par les chercheurs est constitué d'un nanotube de carbone multiparois à la surface duquel ont été accrochés les nano-objets à introduire dans la cellule, ici des complexes steptavidine - "quantum dots". Ces complexes sont greffés sur le nanotube par l'intermédiaire d'une molécule liante portant une extrémité pyrène qui se lie fortement à la surface du nanotube et l'autre moitié biotine qui s'associe à la steptavidine, les deux parties étant séparées par une liaison disulfure.

Le nanotube est fixé à l'extrémité de la pointe d'un microscope à force atomique (AFM), et il est donc possible de le déplacer avec une grande précision : on dispose ainsi d'une nano aiguille qui permet de traverser la membrane cellulaire. Après pénétration du nanotube dans la cellule, l'environnement réducteur du cytosol permet de casser la molécule liante au niveau de la liaison disulfure et de libérer ainsi les quantum dots.

Les expériences réalisées sur des cellules cancéreuses ont permis d'étudier la dynamique de diffusion des quantum dots injectés dans le cytosol. Elles montrent par ailleurs que ni la cellule, ni la membrane ne paraissent endommagées par la pénétration du nanotube. Cette technique est très intéressante car le nanoinjecteur peut également libérer d'autres éléments tels que des ADN, ARN, polymères et bactéries.

Source : http://www.pnas.org/cgi/content/short/104/20/8218

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu
Des chercheurs de l'Institut d'électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN / CNRS – Universités Lille 1 et Valenciennes, Institut supérieur de l'électronique et du numérique) et du Service de Physique de l'Etat Condensé du CEA sont parvenus à réaliser des transistors à partir de nanotubes de carbone sur substrat de silicium. Ces transistors, principalement utilisés comme interrupteur commandé, atteignent des fréquences de coupure de 30 GHz(1), ce qui améliore d'un facteur 4 le dernier record obtenu par les mêmes équipes en août 2006. Ce résultat ouvre de nouvelles perspectives pour les applications grand public nécessitant des fréquences de fonctionnement élevées.

L'électronique moléculaire a pour objectif de développer des composants fondés sur différents types de nano-objets et des systèmes pour le traitement de l'information. C'est ce type de technologie qui est, par exemple, utilisé pour des systèmes d'affichage tels que le papier électronique. Pour réaliser les composants élémentaires, on utilise généralement des éléments organiques, comme les polymères, qui sont déposés sur les surfaces par des procédés simples, identiques aux techniques d'impression papier (jet d'encre). Cependant ces matériaux sont dotés d'une faible mobilité électronique, ce qui limite en fréquence le transport du courant, donc la fréquence de commutation de chaque transistor élémentaire, et restreint les applications de cette technologie. Les nanotubes de carbone sont, quant à eux, caractérisés par une grande mobilité électronique, compatible avec des applications en électronique rapide ; ils peuvent également être déposés par des procédés technologiques peu coûteux.

 

Des chercheurs de l'IEMN et du CEA soutenus par le projet « PNANO HF-CNT » de l'Agence nationale de la recherche, ont utilisé une technique appelée « di-électrophorèse » pour obtenir un dépôt uniforme d'un grand nombre de nanotubes alignés. Ils sont parvenus à réaliser des transistors à base de nanotubes de carbone sur substrat de silicium atteignant des fréquences de coupure de 30 GHz. Ce résultat améliore d'un facteur 4 le dernier record obtenu par les mêmes équipes en août 2006. Ce procédé d'élaboration mis en œuvre s'effectue à température ambiante, ce qui le rend aussi totalement compatible avec les autres substrats à faible coût (verre, plastique…) et ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour les applications grand public nécessitant des fréquences de fonctionnement élevées.


Références : Applied Physics Letters, A. Le Louarn et al, Appl. Phys. Lett. 90, 233108, juin 2007.

publié dans : Nanotechnologie
par lylofu


Qui n'a pas déjà entendu parler des nanotechnologies et de leurs propriétés extraordinaires ? On en trouve déjà les premiers produits dans le commerce : une raquette de tennis ultrarésistante en nanotubes de carbone, des crèmes solaires sans traces blanches, des pneus capables de réduire la consommation de carburant des voitures tout en ayant une durée de vie comparable à celle des pneus ordinaires. D'autres sont également en test, comme des blocs de béton capables de purifier l'air. Et pour demain, on nous promet un laboratoire d'analyse médicale entier dans une micropuce électronique, des capsules capables de conduire les médicaments dans le corps jusqu'à leur cible. On parle déjà d'une convergence NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l'Information et sciences Cognitives) dont les applications seraient très prometteuses tandis que des nanorobots font leurs premiers pas dans des laboratoires de recherche. Encore confidentiel en janvier 2006, le thème des nanotechnologies s'est considérablement ouvert au grand public au court de l'année. Peut-être alors avez-vous également entendu parler des risques qui accompagnent ces technologies et qui font craindre aux industriels un rejet similaire à celui des OGM. Ainsi, les nanotubes pourraient représenter une menace sur la santé de type amiante et l'on s'inquiète (un euphémisme) du manque d'études toxicologiques visant à lever cette incertitude. Les nanotechnologies ravivent aussi des questions éthiques à propos des libertés individuelles, du droit de modifier le corps humain...
publié dans : Prospectives
par lylofu

À l'heure actuelle, les nanotechnologies ne contribuent pas de façon exceptionnelle à accroître la substitution des substances dangereuses par des substances plus sûres. Cependant, les experts restent confiants qu'une telle utilisation de ces nanotechnologies pourrait être envisageable à l'avenir.

Ces deux messages découlent d'une étude effectuée par le STOA (Scientific Technology Options Assessment), le comité d'évaluation des choix scientifiques et technologiques du Parlement européen, sur le rôle de la nanotechnologie dans la substitution des produits chimiques.

L'objectif du projet était de fournir une vue d'ensemble de l'utilisation actuelle des nanotechnologies pour remplacer les substances chimiques dangereuses, en vue d'identifier de nouvelles applications des nanotechnologies pouvant être utilisées pour réduire les dangers liés aux substances dangereuses.

Les chercheurs ont effectué une analyse documentaire approfondie, et se sont également longuement concertés avec des experts, au niveau individuel mais également par l'intermédiaire d'un atelier organisé au sein du Parlement européen.

L'étude réalisée par le STOA s'est avérée unique en son genre. En effet, la recherche concernant le potentiel des nanotechnologies pour la substitution de substances chimiques dangereuses ne fait pas l'objet d'une grande attention.

Gardant cela à l'esprit, les auteurs recommandent qu'à l'avenir, des ateliers soient organisés, afin de combler le fossé entre la science et l'industrie. Par ailleurs, des études de cas détaillées et fondées sur des analyses de cycles de vie intégraux sont nécessaires.

Les nanotechnologies ont déjà fait une percée importante en tant que substituts aux substances chimiques dangereuses sur deux marchés: les revêtements et les catalyseurs. Les surfaces antiadhésives des revêtements résistent à tout ce qui pourrait adhérer sur celles-ci, la saleté par exemple. Ces dernières possèdent également des propriétés biocides qui empêchent les organismes vivants de se coller sur elles.

Les nanoparticules sont également largement utilisées dans les catalyseurs. Cependant, les auteurs notent que la recherche dans ce domaine avait déjà été effectuée à l'échelle nano. Ainsi, il est difficile de déterminer la mesure dans laquelle les développements futurs pourront être attribués aux nanotechnologies.

Cependant, en général, les nanotechnologies agissent très progressivement sur l'environnement et la performance en matière de sécurité, dans un large éventail de domaines et de diverses manières, soulignent les auteurs.

«À l'heure actuelle, les nanotechnologies et concepts nanotechnologiques offrent diverses améliorations progressives de la composition des matériaux de base, des revêtements ou des produits existants», lit-on dans le rapport. «Ces améliorations vont dans plusieurs directions, et visent souvent à améliorer plusieurs propriétés en même temps». Du point de vue de la substitution, les approches nanotechnologiques ne mènent pas toujours à un remplacement immédiat d'une substance dangereuse, mais peuvent en général conduire à la mise en oeuvre d'un produit ou d'un processus plus respectueux de l'environnement».



Source : Comité d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (STOA) du Parlement européen

publié dans : Etudes
par lylofu
NanoMission et ses jeux donne les moyens aux adolescents et à ceux qui le sont restés de comprendre les nanotechnologies et l'éventail de leurs applications.
 
NanoImaging, NanoScaling et NanoMedecine. Telles sont les trois modules de jeu qui sont offerts au téléchargement sur le site anglophone NanoMission.org. Mais contrairement aux jeux classiques, le trio a une vocation pédagogique. Un mélange ludico-culturel que l'on trouve dans le grand public avec Nintendo ou dans les entreprises avec les "serious games". Dans le premier module, NanoImaging, le joueur doit identifier une algue génétiquement modifiée qui empoisonne les lacs.
 
Le microscope est l'arme fatale
 
L'arme: un microscope électronique à balayage (MEB). Le but: trouver des antidotes à ces micro-organismes. Vient ensuite NanoScaling, qui permet de maîtriser les échelles, scale en anglais - propres aux nanotechnologie. Le joueur n'a qu'à utiliser sa souris pour passer de différents organismes ou éléments -atome d'hydrogène, bactérie ou éléphant - et comparer leur taille. Arrive enfin NanoMedecine. Les concepteurs ont fait ce choix car, de leur point de vue, la médecine est une des applications clef des nanotechnologies.
 

Dassault Systèmes est encore de la partie
 
Un des avantages de ces techniques est de pouvoir camoufler des composants actifs au sein de transporteurs "naturels" (vésicules, liposomes), qui les amèneront à destination sans éveiller les soupçons du système immunitaire. Le programme a été développé par PlayGen en collaboration avec FEI Company (fabricant de MEB) et de Dassault Systèmes, pour ses outils de modélisation 3D VirTools. Malheureusement, seuls les possesseurs d'ordinateurs sous Windows (de 98 à XP) ou d'émulateurs pourront s'entraîner.



 Source : Atelier groupe BNP Paribas
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